Il perd la vue de son œil droit à 24 ans pendant un match de dekhockey
Publié le 2 février 2026 à 17:38, modifié le 3 février 2026 à 08:27
Par: Charles Boisvert
Un jeune homme de Cap-Saint-Ignace a perdu l’usage de son œil droit en août dernier à la suite d’un incident au cours d’une partie de dekhockey. Il souhaite aujourd’hui sensibiliser sur le port d’équipements protecteurs.
« J’allais chercher la balle au bord de la bande. Et le gars qui me suivait, il m’a donné un coup de bâton pour partir avec la balle, et j’ai reçu son coup de bâton dans l’œil en haut », raconte Jonathan Richer.
C’était lors d’une banale partie de dekhockey à Saint-Pamphile. Le 22 août 2025, la vie de Jonathan Richer bascule complètement.
« Quand j’ai vu que j’étais fendu en haut de l’œil, et que mon œil était magané, et que les médecins m’ont dit que mon œil était magané, ça m’a fait peur. J’avais peur de perdre mon œil », confie-t-il. « Je ne savais pas qu’est-ce qui se passait. Je savais que j’avais du mal et du mal. J’ai souffert ».
L’impact est violent. Il subit une commotion cérébrale et une coupure sur le sourcil. L’arrière de son œil a éclaté.
Transporté à l’hôpital à Québec, le jeune homme est opéré d’urgence. Il subira trois autres chirurgies dans les mois qui suivent. En janvier, le verdict tombe : Jonathan ne verra plus jamais de son œil droit.
« Quand le médecin m’a dit que j’allais perdre mon œil au complet, le cœur m’a arrêté tout de suite », explique-t-il.
Actuellement, il ressent encore un peu de douleur à son œil. Si elle persiste, il pourrait se le faire retirer pour le remplacer par un œil de vitre.
Sans visière, ni grille
Au moment de l’incident, le jeune homme ne portait ni visière ni grille sur son casque.
« Ça faisait six ans que je jouais sans grille. Il ne s’était jamais rien passé, mais on sait jamais ce qui peut se passer », mentionne-t-il.
Dans les règlements de dekhockey à Saint-Pamphile, le casque est obligatoire, mais aucune mention n’est faite concernant la grille ou la visière. Jonathan souhaite maintenant lancer un message de sensibilisation.
« Juste un coup de bâton, ça peut tout changer ta vie », souligne-t-il. « Quand je vais jouer au hockey, je vais porter une visière. Je souhaite à tout le monde d’emporter une, parce que quand ça arrive, ce n’est vraiment pas drôle ».
« Continuer à vivre »
Malgré les embûches, le jeune homme persévère. Grand passionné de chasse, il a repris le travail et a même recommencé à jouer au dekhockey.
« Le hockey, la chasse, c’est ce que j’aime. Même si j’ai perdu un œil, je ne voulais pas arrêter de faire mes affaires. Je voulais continuer à vivre et montrer au monde que je suis fait fort », affirme-t-il.
La vue de Jonathan est maintenant limitée, son quotidien a changé. Conduire et faire du sport devient plus difficile.
« J’ai souffert, j’ai souffert, j’ai souffert, et je n’ai pas lâché, et il y a beaucoup de monde qui était là pour moi. C’est juste qu’il faut que je m’adapte, et je continue mes passions, et je continue de vivre pareil », conclut Jonathan Richer.
Il est fier de ne pas avoir abandonné pendant cette épreuve et souhaite prévenir des incidents semblables.