Des bris du service d’hélicoptère plus fréquents sur l’Île Verte
Publié le 26 janvier 2026 à 17:35, modifié le 26 janvier 2026 à 17:35
Par: Charles Boisvert
Des citoyens qui vivent sur l’Île Verte s’inquiètent des interruptions du service d’hélicoptère, qui se sont multipliées dans les derniers mois. Un autre bris est justement survenu samedi dernier. L’hélicoptère a été cloué au sol pendant plusieurs heures.
Ces interruptions semblent se multiplier. La mairesse de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, Louise Newbury rapporte des bris de service pendant le temps des Fêtes et à l’automne, une situation qui inquiète de plus en plus la population.
« Prendre l’hélicoptère, ce n’est pas comme prendre une automobile. Si tu as un raté dans ton automobile, tu peux toujours te mettre sur le côté, mais avec un hélicoptère, on est beaucoup plus nerveux », indique-t-elle.
C’est le froid glacial qui a eu raison samedi avant-midi du service d’hélicoptère qui dessert Notre-Dame-des-Sept-Douleurs.
« Ces hélicoptères-là ne sont pas faits pour rester à l’extérieur comme ça par grand froid », explique la mairesse.
Un hélicoptère de relève est venu en renfort en après-midi. Les équipes de l’entreprise Héli-Express, en charge du transport, ont dû changer la batterie afin de remettre l’aéronef en service. Ce matin, le service a repris normalement avec l’appareil habituel.
« Ce qui serait bon, ce serait un abri [à hélicoptère] pour que ce soit plus sécuritaire », mentionne Jacques Fraser, le facteur de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, qui dit utiliser le service environ trois fois par semaine pour son travail.
Bris fréquents
Mais cette panne n’est pas un cas isolé.
« On dirait qu’on en a à peu près une fois par mois », indique Louise Newbury. « Quand on n’a pas le service, on ne peut pas aller à la pharmacie. On ne peut pas recevoir d’épicerie. On ne peut pas aller à l’épicerie. On ne peut pas aller à nos rendez-vous ».
« La population, elle vieillit. Il n’y a plus beaucoup de jeunes à l’Île. C’est du monde tous en haut de 70 ans quasiment », souligne Jacques Fraser.
« C’est fondamental. On ne peut pas s’en passer », affirme Pierre-Henri Fontaine, résident de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs qui prenait l’hélicoptère sur les coups de 14h.
Se faire rassurer par la STQ
La fréquence des bris de service a forcé la municipalité de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs à agir. En décembre, le conseil a adopté une résolution pour mettre de la pression sur la STQ.
« On veut avoir l’assurance d’avoir un appareil qui est en bonne condition », précise Louise Newbury.
La STQ affirme s’attendre à ce qu’Héli-Express fournisse un appareil conforme à la réglementation de Transports Canada et rappelle que la sécurité des usagers est la priorité.
« Je pense qu’on peut mettre un peu d’eau dans notre vin et dire que s’il n’y en a pas aujourd’hui, on se rattrapera demain », estime Pierre-Henri Fontaine.
Le pont de glace menant à l’Île Verte a été balisé vendredi. Il permet aux citoyens de circuler sur le fleuve en motoneige ou en quatre-roues léger. Une solution complémentaire, selon la mairesse.
« Le pont de glace, ce n’est pas pour tout le monde. C’est plus sportif, donc pour nous ici, les personnes âgées et les petites familles, ce n’est pas le moyen à utiliser », conclut-elle.
Le service d’hélicoptère est offert cinq ou six jours par semaine jusqu’en mai, au retour du service de traversier.