Du Réel au Miniature : terminus pour le musée d’Edmundston
Publié le 16 janvier 2026 à 16:16, modifié le 16 janvier 2026 à 16:23
Une page d’histoire se tourne à Edmundston. Après près de 20 ans, le centre d’interprétation des voies ferrées : Du Réel au Miniature ferme ses portes en raison de la santé d’un des copropriétaires, qui s’est détériorée.
Aux prises avec des problèmes de cœur, Guy LaForge est forcé de fermer définitivement son musée.
« Mon cœur a encore fait des siennes, disons que faut ralentir les activités un peu. C’est demandant beaucoup donc on a décidé que c’était assez », révèle Guy LaForge, copropriétaire du centre d’interprétation des voies ferrées : Du Réel au Miniature.
L’annonce a été faite sur les réseaux sociaux dans les derniers jours. Depuis, le couple a reçu une pluie d’hommages.
« C’est bon de voir que c’est reconnu et apprécié. On ne courrait pas après cette gloire-là. Ce n’est pas ça qu’on a demandé. Notre but, c’était de rencontrer des gens qui aiment les trains naturellement », souligne-t-il.
Inauguré en 2008, le musée attirait environ 3000 personnes chaque été et une centaine durant l’hiver. Des personnes de chaque continent ont visité la caverne d’Ali Baba ferroviaire.
« On avait un bon achalandage pour un petit musée. Si tu regardes la carte du monde, tu vas voir qu’on en a à la grandeur de la planète. C’est assez spécial », avoue Guy LaForge.
M. LaForge a toujours été un passionné de trains. Il y a 40 ans, il a commencé la construction d’une maquette de train miniature. Petit à petit, des gens lui ont donné des pièces pour agrandir son œuvre. C’est ce qui a mis le projet du musée sur les rails.
« En dedans de deux ans, on parlait de 2000 morceaux. C’était beaucoup, donc on a décidé de faire un musée. »
Les propriétaires ne croyaient jamais que le centre d’interprétation prendrait une aussi grande ampleur.
« On faisait ça avec passion tous les deux. De fil en aiguille, on ne pensait pas qu’on serait rendu là », ajoute Géraldine LaForge, copropriétaire du musée.
« On parle de 18 ans quand même. C’est pas mal », mentionne Guy LaForge.
Le musée compte maintenant plus de 9000 items. Le couple est en plein processus de démontage et d’empaquetage.
« Ça va être réparti dans différents musées jusqu’au Québec », explique M. LaForge
Des musées ont déjà signifié leur intérêt pour acquérir des objets. Une vente d’entrepôt aura d’ailleurs lieu au printemps.