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Compressions en santé : le CISSS du Bas-Saint-Laurent entend les préoccupations 

Publié le 9 janvier 2026 à 17:26, modifié le 9 janvier 2026 à 17:35

Par: Megan Maltais

Des rencontres ont eu lieu hier et aujourd’hui avec le CISSS du Bas-Saint-Laurent, concernant l’avenir des urgences de Pohénégamook et de Trois-Pistoles. Les principaux concernés ont fait entendre de nouveau leurs inquiétudes.

Le CISSS n’a pas accorder d’entrevues, mais le conseiller aux communications explique que le but de ces rencontres c’était d’écouter les différents partis. Le CISSS maintient que le statu quo n’est plus viable. Des consultations publiques devraient avoir lieu d’ici la fin du mois de janvier.

Décevante, inutile et sans réelle volonté d’écoute… voici comment les différents partis ont décrit les rencontres par visioconférence avec le CISSS du Bas-Saint-Laurent.

« Je crois que c’est davantage un exercice de relations publiques. Je pense que pour aller de l’avant avec la réforme il faut quand même projeter l’image qu’on nous a écoutée. Ça fait un an que notre population est dans les rues, à l’Assemblée nationale, il y a eu une pétition. Alors comment ça se fait qu’il y a fallu attendre un an pour entendre nos préoccupations? », se questionne le chef du service de l’urgence à l’hôpital de Trois-Pistoles, le Dr Maxime Martin.

Du côté de Pohénégamook, le porte-parole du comité pour le maintien des services médicaux d’urgence 24/7, Gilles Pelletier, explique « la rencontre d’hier, si vous me demandez si c’était utile et nécessaire, je vous dirais que non. Pour être capable de donner des préoccupations, il faut connaître à quoi on a à faire. Et on a demandé en quoi le statu quo c’est plus viable et Monsieur [Jean-Christophe] Carvalho n’a jamais voulu nous donner la raison ».

Une situation qui a assez duré 

Pour eux, la situation a assez duré. À Pohénégamook, un moratoire d’un an a été demandé, pour prendre le temps d’analyser la situation. Cette période permettra de s’ajuster au nouveau modèle, tout en maintenant l’urgence 24/7.

À Trois-Pistoles, la FIQ a déposé un grief contre le CISSS ce matin. « On a déposé un grief en bon et due forme à notre employeur pour protéger nos membres de la violence organisationnelle qu’elles vivent depuis un an », précise la vice-présidente aux relations de travail pour la FIQ du Bas-Saint-Laurent, Célina Caron.

Kim Beaulieu, une infirmière auxiliaire à l’urgence de Trois-Pistoles, ajoute que « on n’est pas plus rassurée avec la rencontre d’aujourd’hui.  J’ai bien hâte de voir ce qu’ils nous réservent… la situation en ce moment est insoutenable ».

Documents obtenus 

Dans une demande d’accès à l’information, Trois-Pistoles a appris que le CISSS s’affaire à la transformation de l’urgence depuis mai 2025. Dans une série de courriels, on apprend également que le PDG émettait la possibilité d’implanter son nouveau modèle en décembre dernier.

« Pour moi c’est clair qu’on s’en va vers des coupures de service au niveau de l’urgence », estime le Dr Maxime Martin.

D’autres rencontres à venir 

Le comité pour le maintien des services médicaux d’urgence 24/7 au Transcontinental tiendra une consultation publique le 14 janvier prochain.

« Un, pour donner un peu d’informations à notre population parce que ça fait quand même un an qu’on est dans l’incertitude. Aussi, de connaître quelle est la priorité de notre population par rapport aux soins et l’urgence », explique Gilles Pelletier.

Le comité de VIGIE de l’urgence des Basques demande une nouvelle rencontre avec le CISSS le 11 février, cette fois en face à face.