Mois sans alcool : la tendance s’invite aussi en Gaspésie
Publié le 9 janvier 2026 à 16:51, modifié le 9 janvier 2026 à 16:55
Par: Eva Thomas
Après les fêtes de fin d’année, la tendance du sans alcool s’invite dans les 5 à 7, notamment avec le Défi 28 jours. La tendance est loin de se cantonner aux grands centres. Ici aussi en Gaspésie, l’effervescence du sans alcool prend de l’ampleur.
Avez-vous déjà succombé à la tendance du sans alcool ? Peut-être ou pas du tout. En tout cas, cette dernière se développe depuis les dernières années.
« J’ai décidé cela cette année, à la suite des fêtes puisque l’on consomme un petit plus que d’habitude.», explique une habitante.
Une tendance qui ne se retrouve pas seulement dans les verres, mais bien dans les épiceries. Vin, bière, pétillant, il y a l’embarras du choix.
« Il y a de plus en plus de vins, d’offres sans alcool qui est intéressante, donc c’est de plus en plus facile de pouvoir continuer à dire je prends un petit verre avec mes amis, avec mon chum sans qu’il y a de l’alcool dedans. »
Face à l’effervescence des boissons désalcoolisées, certaines entreprises se sont lancées sur ce créneau. C’est le cas de Buvez Vierge, une gamme de boissons 0%, née à Cap d’Espoir.
« Quand j’ai arrêté de consommer de l’alcool, j’étais toujours à la recherche des produits qui ressemblaient au vin. » – Dawn Murray, fondatrice de Buvez Vierge
Lancée en juillet dernier, la marque a fait ses débuts en Gaspésie. Aujourd’hui, elle est présente dans 140 points de ventes, partout au Québec.
« C’est une alternative au vin, à base de thé fermenté. On a vraiment le goût de fermentation, ainsi que des arômes de vin naturel, des tanins naturels. » – Dawn Murray, fondatrice de Buvez Vierge
Selon les derniers chiffres de Santé publique, la consommation a diminué en 2023-2024 pour atteindre 7,8 litres par personne contre 8,3 les années précédentes, mais elle reste tout de même bien ancrée dans les mœurs.
« On arrive à 18 ans et puis la première chose que l’on pense, c’est d’aller dans un bar et dire « Maintenant, je peux m’acheter et consommer de l’alcool » – Josée Côté, directrice générale de Éduc’alcool.
Le développement des mois sans alcool permet chaque année de sensibiliser la population à ses effets sur la santé.