Sentiers fermés: des motoneigistes rappelés à l’ordre
Publié le 5 janvier 2026 à 16:21, modifié le 7 janvier 2026 à 11:07
Par: Patrick Giguère
Un club de motoneige et l’Union des producteurs agricoles de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine rappellent à l’ordre certains motoneigistes qui font fi des barrières et circulent sur des sentiers encore fermés faute de neige. Un comportement qui peut être lourd de conséquences.
Même la majeure partie de la Trans-Québec 5 est toujours fermée, certains motoneigistes ignorent cette interdiction ainsi que les panneaux de signalisation, allant jusqu’à contourner les barrières de sécurité avec leur bolide.
« Malheureusement, il y a des motoneigistes qui s’amusent à enlever les barrières et à couper les rubans qui interdisent l’accès à ces pistes », indique Roch Leblanc, président du club de motoneige Les Chevaliers de la motoneige de New Richmond,
Le président du Club Les Chevaliers de la Motoneige de New Richmond déplore ces agissements récents dans le secteur, qui ont pour effet d’endommager les champs et de provoquer de possibles incidents.
« Une personne âgée qui frapperait une motte de terre avec son skidoo, qui tomberait sur le côté et se frapperait la tête contre une autre motte de terre gelée, ce n’est pas vraiment ce qu’on veut. On ne veut pas que ça arrive à quelqu’un. C’est pour ça qu’on garde les sentiers fermés », affirme le responsable.
« Quand les pistes sont fermées, elles sont fermées. Il faut bien comprendre que nous ne recevons aucune rémunération pour ça. »
Le président de l’UPA de la région réclame davantage de respect de la part des utilisateurs, alors que les agriculteurs prêtent de bon cœur leurs terres. Même si certains d’entre eux se retrouvent pourtant chaque année avec de mauvaises surprises.
« Il se forme une mince couche de glace, et ça affecte beaucoup les cultures. Les racines gèlent, et quand l’été arrive, on s’aperçoit où passait le sentier de skidoo », explique Sylvain Arbour.« Implanter une culture de fourrage entraîne des coûts énormes. Les graines sont extrêmement chères. Quand on travaille un champ, on souhaite qu’il produise sur toute sa surface », précise-t-il.
Roch Leblanc souligne que le club a perdu, la saison dernière, deux droits de passage en raison de comportements inacceptables de certains motoneigistes.
« On a réussi à les ravoir cette année. On travaille sur un autre endroit pour passer, mais encore là, ça va être des frais supplémentaires. Ça va encore être un pont qu’on sera obligé de construire, au coût de cent mille dollars, on ne le sait pas encore.»
« On est bien prêt à faire notre bout de chemin, mais il faut être respecté là-dedans aussi. C’est le respect mutuel », termine Sylvain Arbour.
Roch Leblanc se dit confiant que les chutes de neige prévues cette semaine permettront aux équipes de surfaçage d’ouvrir les sentiers bientôt.
D’ici là, il invite les motoneigistes récalcitrants à respecter la signalisation et à faire preuve de patience afin d’éviter un possible incident et de pénaliser l’ensemble des amateurs de ce sport hivernal.