Traitement des déchets : une hausse de 10% dans le budget 2026
Publié le 11 décembre 2025 à 16:19, modifié le 11 décembre 2025 à 16:19
Par: Eva Thomas
La Régie intermunicipale de traitement des matières résiduelles de la Gaspésie a annoncé son budget 2026. C’est une hausse de 10% qui est constatée.
De 11 millions de dollars, le budget pour le traitement des matières résiduelles est passé à 12. Une augmentation qui s’explique par la construction de deux nouvelles cellules d’enfouissement.
« Les cellules se remplissent avec les matières qui sont enfouies, puis à un certain moment, il faut construire de nouvelles cellules. » – Nathalie Drapeau, directrice générale de la Régie intermunicipale de traitement des matières résiduelles de la Gaspésie
Autre raison: le renouvellement du contrat de collecte et transport qui implique maintenant la mise en place de centres de transbordement.
« Jusqu’à présent, on fonctionnait avec une mécanique qui s’appelle par multibox, donc des camions qui ont des boites amovibles. Nous n’étions pas obligés d’avoir des centres de transbordements pour ces matières. Là, on est obligé de construire des centres de transbordement. » – Nathalie Drapeau, directrice générale de la Régie intermunicipale de traitement des matières résiduelles de la Gaspésie
La hausse de ce budget soulève une question. Va-t-elle avoir un impact sur le portefeuille des résidents ?
« Pour la partie matières résiduelles, citoyens, du côté de la MRC Rocher-Percé, cela représente l’équivalent d’à peu près 15-20 dollars par ménage. » – Nathalie Drapeau, directrice générale de la Régie intermunicipale de traitement des matières résiduelles de la Gaspésie
La Régie a décidé d’instaurer des outils et des mesures pour 2026, comme par exemple, la tarification incitative.
« Il y a encore certains citoyens, certaines résidences qui génèrent plus que l’équivalent d’un bac à déchets. » – Nathalie Drapeau, directrice générale de la Régie intermunicipale de traitement des matières résiduelles de la Gaspésie
Cependant, à Gaspé, beaucoup, mettent déjà la main… au bac.
« C’est là qu’on s’aperçoit que l’on jetait des choses qui auraient dû être recyclées », affirme une résidente.
« Plus on consomme, plus on fait des déchets », précise un habitant.
« Je fais mon compostage, je fais les trois bacs », explique un second résident.
Au-delà du tri sélectif, pour réduire les coûts cela passe aussi par changer ses habitudes de consommation.
« Si on réduit nos achats, notre consommation, puis que l’on génère moins de matières recyclables, on est gagnant. » – Nathalie Drapeau, directrice générale de la Régie intermunicipale de traitement des matières résiduelles de la Gaspésie
La Régie compte aussi développer un service favorisant les éco emballages.