Vivre avec un handicap : 10 logements en chantier à Baie-Saint-Paul
Publié le 11 décembre 2025 à 15:56, modifié le 8 mai 2026 à 15:25
Une résidence pour personnes vivant avec un handicap est en plein chantier à Baie-Saint-Paul. La rénovation de 10 logements adaptés représente un investissement de 1,6 M$. Ce qui est particulier : les résidents continuent d’y vivre durant les travaux.
La résidence du 85, rue Tremsim, spécialement adaptée pour les personnes handicapées physiques, a été construite il y a plus de 30 ans.
La directrice générale de l’Office régional d’habitation de la MRC de Charlevoix, Marie-Hélène Gagnon, avoue « que c’était magané, on va le dire. Ça avait besoin d’amour, on le savait. On a monté le projet parce qu’on voulait redonner un milieu de vie propre et sécuritaire, puis quand on parle de sécuritaire, c’était surtout de remettre aux normes d’aujourd’hui toute l’accessibilité universelle pour ces personnes-là. »
Les nouveaux locaux, financés à 100 % par le gouvernement, seront adaptés selon les normes actuelles pour favoriser l’autonomie des locataires. Le projet était très attendu.
« Les travaux, il faut que ça se fasse à un moment donné. Ça fait cinq ans qu’ils disaient qu’ils remettaient ça, puis à un moment donné, c’est là que ça se passe », commente l’un des locataires, Denis Lagrange.
Les travaux impliquent une logistique particulière puisqu’il faut rénover chaque logement de A à Z, un par un.
« Considérant que les gens ont une réalité différente avec leur handicap physique, c’est difficile de les envoyer à l’hôtel ou dans des familles, alors on s’est organisé pour avoir un logement libre et puis chacun leur tour, on les envoie vivre dans ce logement-là pendant un mois, un mois et demi », explique Marie-Hélène Gagnon.
Du bruit, des déménagements, de l’anxiété : difficile d’éviter les désagréments d’un tel chantier.
« Je vais te dire qu’entre l’appartement 1 puis la salle communautaire, j’étais pris entre l’arbre et l’écorce. Fait que quand ils ont cassé le ciment : « dadadada », là ça faisait du bruit. Il y a des bouts que j’en avais hum », s’exclame Denis Lagrange, mimant qu’il en avait marre. « Mais je vais dire comme on dit : il faut que ça se fasse », ajoute le sympathique résident.
La totalité des travaux devrait durer un an et demi et se terminer au début 2027.