Une chorale citoyenne pour interpeller les élus
Publié le 16 décembre 2025 à 16:45, modifié le 16 décembre 2025 à 16:45
Par: Pierre-Marie Nicolas
Des citoyens se sont réunis en choeur cet après-midi devant le bureau de la députée de Bonaventure, Catherine Blouin. Le collectif réclame des mesures concrètes pour lutter contre la pauvreté dans la région.
Ils étaient près d’une dizaine à s’être rassemblés. L’objectif était clair : faire entendre leurs revendications face aux conditions de vie précaires en Gaspésie. La région fait tristement partie des plus défavorisées au Québec.
« Pour que toutes les personnes de notre communauté aient un logement abordable, puissent manger à leur faim, se vêtir, passer l’hiver au chaud et vivre dans la dignité. Pour nous, c’est tellement la base qu’on ne sait plus comment le dire. », exprime Catherine Cyr Wright, membre du GIM pour un Québec sans pauvreté.
Pas de slogan, mais une chorale citoyenne de Noël. À travers des classiques revisités, le collectif a chantonné ses revendications sociales. Une façon de faire entendre sa voix auprès de l’élue caquiste.
« On a essayé plein de choses, mais on n’est toujours pas entendus. On s’est dit : on n’avait pas encore essayé de faire une chorale de Noël. C’est ce qu’on est venus faire aujourd’hui : chanter notre colère, notre indignation et nos demandes. », raconte Catherine Cyr Wright.
Le député bloquiste Alexis Deschênes était présent lors du rassemblement afin de prendre la température des gens en première ligne.
« Il y a beaucoup de gens qui ont de plus en plus de difficultés. Alors chaque fois qu’il est question de pauvreté, moi, ça m’intéresse et je veux venir écouter, pour prendre le pouls de ces gens-là, parce qu’ils sont aux premières loges. Ils sont très connaissants
, très pertinents dans leurs propos. Ce qu’ils disent correspond un peu à ce que j’entends de plus en plus, à ce qu’on nous rapporte : il y a des gens qui doivent faire des choix entre se nourrir et se médicamenter. Alors, on est une société riche, il faudrait que ça paraisse un peu plus. », affirme Alexis Deschênes.
Selon une étude de 2023, au moins une personne sur dix résidant en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine vit de l’insécurité alimentaire. Certaines banques alimentaires estiment maintenant cette réalité à la hausse.