Prévisions météo
État des routes
Marées
Faire défiler
Faire défiler
Faire défiler

Nouvelles

Fin du PEQ : avenir incertain pour les étudiants et travailleurs étrangers

Publié le 1 décembre 2025 à 16:59, modifié le 1 décembre 2025 à 17:05

Par: Eva Thomas

C’est la douche froide pour de nombreux étudiants et travailleurs étrangers. Alors que le gouvernement québécois a modifié sa réglementation en matière d’accès à la résidence permanente, de nombreux résidents temporaires se retrouvent dans l’incertitude.

« Je m’appelle Louise Larose et cela va bientôt faire six ans que je suis au Québec.»

« Je suis Maeva Coster et je suis au Québec depuis quatre ans. »

Toutes les deux, sont tombées en amour pour la Gaspésie. Parties de France, elles ont fait le choix de venir étudier au bout du monde. Finissantes en travail social depuis mai dernier, elles ont fait leur demande de permis post-diplôme. Un permis qui leur permettra de rester trois ans de plus en Gaspésie, mais difficile de se projeter au-delà, depuis l’abolition le 19 novembre dernier par le gouvernement du programme de l’expérience québécoise, plus communément appelé le PEQ.

« Le PEQ, c’était un peu la voie facile pour avoir accès à la résidence permanente quand tu avais fait des études au Québec. », – Louise Larose, finissante en travail social au Cégep de la Gaspésie-et-des-Îles.

« C’est encore un autre statut temporaire, alors que le PEQ, c’était une démarche qui me permettait d’avoir accès à une résidence permanente plus rapidement. » Maeva Coster, finissante en travail social au Cégep de la Gaspésie-et-des-Îles.

Seule voie maintenant pour obtenir sa résidence permanente, le PTSQ, Programme de sélection des travailleurs qualifiés.

« C’est basé sur un système de points, qui prend en considération ta nationalité, ta langue, tes diplômes, ta capacité à parler le français. Tu espères être sélectionné à un moment donné, mais tu ne le sais pas si cela va arriver. Tu ne sais pas quand cela va arriver. C’est moins sûr que le PEQ. » – Louise Larose, finissante en travail social au Cégep de la Gaspésie-et-des-Îles.

Depuis l’annonce, difficile de penser à la suite, quand, celle-ci est incertaine.

« C’est sûr que je suis triste. Je pense que je vis beaucoup de colère, puis beaucoup de frustrations avec ça parce que ce n’est pas ce que l’on nous avait dit. » –  Louise Larose, finissante en travail social au Cégep de la Gaspésie-et-des-Îles.

« Entre-temps, j’ai eu le temps de devenir vraiment adulte, d’avoir des projets, de penser à des opportunités pour moi, pour ma carrière, pour ma vie personnelle. » – Maeva Coster, finissante en travail social au Cégep de la Gaspésie-et-des-Îles.

Si l’abolition du PEQ n’a pas de lien direct avec le Cégep, celui-ci s’ajoute à d’autres mesures mises en place par Québec.

« On n’aime pas la situation actuelle parce que ça donne l’impression pour nos étudiants internationaux qui arrivent d’un peu partout dans le monde, particulièrement de la France, que cela devient très difficile, en tout cas, cela donne une impression que c’est très difficile de venir étudier au Québec. Les étudiants internationaux dans certains programmes au Cégep de la Gaspésie-et-des-îles, sont très important, en foresterie, en technologie de maintenance industrielle. » – Serge Rochon, directeur des études au Cégep de la Gaspésie-et-des-Îles.

Cette année, le nombre d’étudiants étrangers au Cégep de la Gaspésie et des Îles a chuté de 18%.