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Baie-des-Chaleurs : des messages de solidarité envers les femmes immigrantes

Publié le 17 septembre 2025 à 15:06, modifié le 17 septembre 2025 à 15:06

Par: Louis-Philippe Morin

Le paysage de la Baie-des-Chaleurs est, ces jours-ci, décoré de slogans rappelant aux immigrantes qu’elles aussi ont leur place ici. Le mouvement est initié par la table de concertation féministe de la région.

Dans un geste BIEN visible, pour revendiquer une région sans racisme et plus accueillante envers les femmes et toutes les personnes immigrantes, la Table de concertation féministe de la Gaspésie et des Îles, veut faire la différence.

« On aime bien se dire, en Gaspésie, qu’on est accueillant et accueillante… Ce qu’on constate, en fait, c’est qu’il y a beaucoup de gens qui sont inconfortables avec cette façon… Le résultat qu’on voit, c’est que ces personnes immigrantes là… Ces femmes immigrantes là vivent du racisme… Ils font face à des obstacles importants lors de leur arrivée ici. », lance Nastassia Valois-Williams, coordonnatrice à la Table de concertation féministe de la région.

Un mouvement qui touche ceux qui, tous les jours, tentent d’aider les immigrants à s’adapter à la Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine et faire en sorte que ces derniers puissent considérer la région comme étant leur nouveau chez-soi.

« Je trouve que c’est très bien. C’est très bien parce que les immigrants, ce sont des personnes qui abandonnent beaucoup de choses avant de venir. Ils abandonnent les amis, ils abandonnent des habitudes. (…) Ça fait que c’est vraiment encourageant de voir ce genre de choses. », ajoute Sem Tago, agent d’accueil aux nouveaux arrivants au CAB Saint-Alpĥonse-Nouvelle.

Le geste posé par la Table de concertation féministe émane de consultations et de témoignages recueillis au cours des derniers mois. Comme les commerces et les municipalités qui adhèrent à ce mouvement, l’organisation estime qu’on doit en faire plus pour les immigrantes qui arrivent ici…

« On peut penser par exemple aux étudiantes qui sont… Qui ont un permis d’études. Ça fait qu’il y a des limitations par rapport aux soins qu’elles peuvent recevoir… (…) Ça fait que ça peut compliquer par exemple des soins par exemple en obstétrique ou des soins au niveau de la contraception. », nous dit madame Valois-Williams.

Devant la crise de la main-d’œuvre et le besoin de travailleurs régionaux, le paysage culturel de la Gaspésie évolue… se transforme.

« En ce moment, c’est vraiment une très belle histoire. Au départ, les gens sont un peu crispés, c’est normal. On a un peu la peur de celui qui vient d’arriver. On ne connaît pas assez. C’est normal de voir ce genre de choses. Mais, à la longue, avec des activités, on se découvre… On a la possibilité de voir qu’on a souvent les mêmes intérêts et qu’on partage les mêmes habitudes. Ça, en ce moment, ce qui se passe, j’espère que ça va encore grandir un peu plus. », précise monsieur Tago.

Parce que l’avenir se construit maintenant, des gestes comme celui posé par la Table de concertation féministe pourraient se multiplier.

« Si on prend soin de ces personnes… Immigrantes-là, de ces femmes-là, on considère qu’à terme, ce sera qu’une richesse pour nos communautés. », termine, avec sagesse, la coordonnatrice de la Table de concertation féministe.