Glaner pour la communauté avec l’Escouade Alimenterre
Publié le 2 septembre 2025 à 14:43, modifié le 2 septembre 2025 à 14:43
Connaissez-vous le glanage? Cette pratique consiste à récupérer des fruits ou des légumes, qui n’ont pas été récoltés et qui auraient été perdus. Dans la MRC de Rivière-du-Loup, des équipes de bénévoles sont à l’œuvre dans les champs et les vergers, pour redonner à la communauté.
La semaine dernière, une dizaine de bénévoles étaient à la fraisière Lebel, située à Saint-Arsène pour participer à une cueillette de framboises. Ces bénévoles font partie de l’Escouade Alimenterre, une branche du Carrefour d’Initiatives Populaires de Rivière-du-Loup.
« On est en lien avec nos producteurs qui ont des surplus. Donc, quand il y a des surplus au champ pour toutes sortes de raisons. Des fois, ils ne sont plus capables d’aller récolter. Donc, au lieu de laisser au champ, et puis que ça se gaspille, on a déjà bien motivé qui vient nous aider à récolter. », explique Chantale Labrosse, qui est chargée de projet en sécurité alimentaire au Carrefour d’Initiatives Populaires de Rivière-du-Loup.
Tout le monde trouve son compte dans ces récoltes puisqu’elles sont réparties équitablement entre le producteur, les bénévoles et l’organisme, qui redistribue ensuite aux personnes dans le besoin.
« C’est sûre qu’on est beaucoup dans le redonner à la communauté, donc offrir des produits sains, locaux, nourrissants à des gens qui, des fois, en ont moins accès. Donc, on est vraiment dans une lutte à l’insécurité alimentaire. », raconte Chantale.
Cette année, ce sont une trentaine de bénévoles qui participent aux différentes cueillettes de l’Escouade Alimenterre.
« Entre les bénévoles, évidemment, c’est un bon moment pour eux de socialiser, mais aussi d’avoir des réserves pour l’hiver. », affirme la chargée de projet.
« Une des choses que j’aime avec ça, c’est que je récolte autant pour moi pour, que pour le Carrefour, que pour votre famille à vous, pour le producteur. », explique une bénévole.
Quatre mille kilos de pommes, oignons, haricots, bleuets, patates, et plusieurs autres fruits et légumes ont été récoltés en 2024 pour le Carrefour d’initiatives populaires.
« Ça serait probablement resté au champ puis, nous, ça a permis d’avoir une valeur d’à peu près 15 000 $ en fruits et légumes qui ont été apportés à l’organisme. Donc, ça a vraiment une valeur importante. », mentionne Chantale Labrosse.
Selon la météo et les récoltes, une trentaine de journées de cueillettes sont organisées entre juin et novembre par l’organisme.