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Délit de fuite mortel à Balmoral: deux ans de probation et des programmes de réhabilitation pour l’accusée mineure

Publié le 28 août 2025 à 19:34, modifié le 29 août 2025 à 08:29

Par: Patrick Giguère

L’adolescente accusée au criminel d’avoir fui les lieux d’une collision mortelle, le 8 février 2024 à Balmoral, écope d’une probation surveillée de deux ans. L’accusée devra aussi suivre tous les programmes qui lui permettront de cheminer dans sa réadaptation et sa réhabilitation dans la société.

Un an et demi après le tragique accident ayant coûté la vie au septuagénaire, la famille de Robert Mercier peut enfin clore ce chapitre douloureux de leur vie.

« On l’a avalé et on est en paix avec ça. On souhaite que ça va mieux aller. Pour moi, je tourne une page, ça été une année et demie pénible », confie Line Mercier Arsenault, qui souffre de stress, d’anxiété et qui a sombré dans l’isolement depuis qu’elle a retrouvé son père décédé, allongé dans la glace.

La jeune femme de 18 ans que l’on ne peut nommer en raison de son âge faisait face à un chef d’accusation d’avoir omis de s’arrêter à un accident ayant entrainé la mort.

Elle avait reconnu sa culpabilité en juin dernier.

Selon le récit des faits relaté par le procureur de la poursuite, Me René Dumaresq, la victime de 77 ans s’est fait projeter sur 25 mètres après s’être fait violement happer de plein fouet par le véhicule conduit par l’adolescente, qui roulait en bas de la limite permise sur l’avenue des Pionnier.

Il faisait sombre, la victime était peu visible et courait dans le chemin, selon la version de l’accusée et d’un conducteur circulant dans le secteur dans les instants qui ont précédé la collision.

Plutôt que de s’enquérir de l’état de santé du piéton, la conductrice a poursuivi sa route pour aller rejoindre son copain, quelques kilomètres plus loin, avant que celle-ci n’appelle sa mère et se livre aux policiers.

« Le fait qu’elle soit retournée sur la scène quelques minutes après démontre un haut degré de culpabilité moral. Ça démontre qu’elle n’avait pas l’intention d’échapper à la justice. C’était tout simplement un moment de panique », croit l’avocat de l’accusée, Me Mikaël Bernard.

L’accusée avait raconté aux policiers qu’elle circulait à environ 80 km/heure au moment de l’accident.

L’enquête policière a révélé que la vitesse du véhicule oscillait plutôt entre 54 et 59 km/h.

La vitesse permise dans le secteur est de 60 km/h.

Durant toute la durée de l’audience et la lecture de lettres rédigées par des proches de la victime, l’accusée est restée muette et stoïque. Elle n’a pas voulu adresser de mot à la famille lorsque le juge lui a donné la chance.

« Elle doit faire face à ces gens à tous les jours.  Ce n’est pas un cadeau. C’est quelque chose qu’elle va avoir sur la conscience pour le reste de sa vie. Comme je dis, il n’y a pas de gagnant dans ce dossier-ci », mentionne l’avocat.

«J’espère qu’elle prendra conscience de ce que tout ça a pu impliquer, mais sinon je lui souhaite bonne chance», laisse tomber Mme Mercier Arseneault.

Les rapports confectionnés pour le tribunal ont aussi mis à l’avant-plan les problèmes familiaux, de comportements et de consommation de stupéfiants de l’accusée, qui est enceinte de quelques semaines.

Une peine de détention aurait pu s’appliquer, mais les deux parties ont conclu qu’une probation et des programmes d’aide seraient plus appropriées dans les circonstances.

« Le fait qu’il n’y avait pas d’alcool, de drogue, ou même une conduite ou une vitesse. Il n’y a rien que l’accident malheureux et le fait qu’elle ne s’est pas arrêtée immédiatement », ajoute Me Bernard.

La fille de la victime souhaite maintenant que la responsable de la mort de son père se prenne en main pour retrouver le droit chemin.

Maintenant que les procédures judiciaires sont terminées, Line Mercier Arsenault espère qu’elle pourra recommencer à profiter pleinement de la vie.