L’histoire d’un plaisancier sauvé de la noyade fait réfléchir
Publié le 12 août 2025 à 16:59, modifié le 12 août 2025 à 16:59
Par: Charles Boisvert
Un plaisancier a été sauvé de la noyade samedi après-midi, sur le lac Témiscouata. Il s’agit du propriétaire d’un voilier, qui se baignait sans veste de flottaison au côté de son embarcation, et qui a été secouru in extremis.
L’homme en question, qui préfère rester sous le couvert de l’anonymat, possède son voilier depuis 13 ans. Il a raconté cette mésaventure sur les réseaux sociaux afin de lancer un appel à la prudence.
C’est une baignade qui aurait pu coûter la vie à ce plaisancier. Le propriétaire du voilier a sauté à l’eau pour se rafraîchir, mais il a vu son embarcation s’est éloigner.
« Avec le vent qui va faire dériver l’embarcation, même si vous êtes bon nageur, vous ne pourrez jamais rattraper votre embarcation », précise Raymond Levasseur, commodore de la marina de Dégelis.
Mauvais nageur et sans veste de flottaison, l’homme s’est mis à paniquer. Heureusement, un couple de kayakistes a entendu ses appels à l’aide et lui a porté secours.
« Si tu n’as pas une corde dans la main qui est attachée à l’embarcation, tu ne peux pas revenir et monter dans ton embarcation. C’est impossible », indique Raymond Levasseur.
Principes à suivre
Pour éviter un tel incident, celui qui donne des cours de natation depuis environ 25 ans recommande de porter une veste de flottaison, de sauter les pieds en premier dans l’eau plutôt que de plonger, et de rester attaché à son embarcation.
« Ces principes-là, ils doivent être tout le temps, tout le temps, tout le temps suivis si on veut avoir une bonne baignade et une baignade sécuritaire », insiste-t-il.
« C’est de prendre soin des gens qui sont alentours, d’être deux fois plus prudent sur l’eau », plaide un plaisancier
La Sûreté du Québec confirme avoir effectué plus d’une sortie sur le lac Témiscouata cet été afin de faire de la prévention et de la sensibilisation. Des policiers formés en sécurité nautique ont pour mandat d’assurer le bien-être de tous les plaisanciers.
« Est-ce qu’on en parle assez par rapport à la quantité des plans d’eau qu’on a ? Peut-être qu’on pourrait en parler plus », estime un navigateur.
« Il y a assez de prévention qui est faite sur le net, sur les médias, réseaux sociaux », ajoute un autre.
Bateau zodiac
En cas d’urgence sur ce plan d’eau, le service de sécurité incendie de Témiscouata-sur-le-Lac est responsable des sauvetages grâce à un bateau spécialisé, utilisé environ cinq fois par année.
« Faut faire l’approche du bateau, faut entrer en contact avec la victime, et faire attention aussi à comment la protéger et la sortir de l’eau », explique Gérald Dubé, directeur du service.
Dans ce cas-ci, l’homme peut s’estimer chanceux d’avoir pu compter sur deux bons samaritains.
« Dans une situation comme ça, il n’y a vraiment pas de pardon. S’il n’y a pas personne pour t’aider, c’est un décès. Tout simplement », conclut M. Levasseur.