Aréna de Carleton-sur-Mer: Nouvelle refuse de payer
Publié le 12 août 2025 à 11:38, modifié le 12 août 2025 à 11:38
Par: Félix Côté
La municipalité de Nouvelle ne paiera pas pour le déficit d’opérations de l’aréna de Carleton-sur-Mer. Après des négociations, Nouvelle croit que sa population n’est pas responsable des infrastructures voisines.
La population de Nouvelle ne digère toujours pas la facture réclamée par Carleton-sur-Mer. Ce dossier a été lourdement émotif, d’un côté des parents qui ont l’impression que le sport de leurs enfants est pris en otage par la ville voisine. D’un autre la population de Nouvelle ne se sent pas responsable de payer pour l’inscription des jeunes concernés. Le conseil, lui, craint de créer un précédent et que la ville voisine en demande toujours plus à l’avenir.
La Ville de Carleton-sur-Mer veut que les municipalités voisines paient une partie des frais d’exploitation de son aréna. Après des négociations, Carleton-sur-Mer demandait 14 000 $ pour les 27 jeunes Nouvellois qui font partie des associations sportives utilisant l’aréna. Nouvelle refuse de payer cette contribution.
« S’il y a des familles plus démunies, qui ont la crainte de ne pas arriver, il y a la fondation Défi étincelle Jeunesse qui est une nouvelle fondation qui vise justement l’accessibilité aux sports pour tous donc j’invite les parents à faire les demandes », propose la mairesse de Nouvelle, Rachel Dugas.
Le Conseil a pris sa décision en considérant les commentaires de l’ensemble de sa population. Selon la mairesse, la ville doit donner une chance égale à tous ses jeunes de pratiquer un sport ou un loisir.
« On contribuerait jusqu’à 50 % de facture par enfant pour un sport jusqu’à concurrence de 150 $. Donc, ça leur permettra de poursuivre dans leur sport qu’il choisit que ce soit du hockey, du ski, peu importe », explique Rachel Dugas.
Les parents présents lors de la séance publique hier soir auraient aimé avoir plus de soutien de leur municipalité. Ils ne trouvent pas cela raisonnable de devoir assumer la facture au complet, qui s’élèverait à plusieurs centaines de dollars par enfant pour certaines activités.
« C’est certain que c’est une belle offre le 150 $, qu’ils offriront pour le sport, c’est comme un pansement sur le bobo. Mais, on ne s’est pas senti appuyé », déplore la résidente de Nouvelle Valérie Dubé.
La mairesse juge aussi que le refus d’obtempérer évite de créer un précédent. Selon elle, la répartition des coûts des infrastructures régionales est une discussion qui ne doit pas se faire sous pression comme cela s’est fait dans ce dossier.
« Il y aura toujours des demandes», lance la mairesse.
– On ne parle que d’un aréna, ça pourrait être n’importe quoi d’autre?
« Exactement, ça pourrait être le quai des arts, le terrain de golf, ça peut être n’importe quoi. Et on parle seulement de la ville voisine, ça pourrait aussi être autre chose », spécule-t-elle.
Rappelons que les municipalités de Maria et Escuminac qui ne possède pas d’aréna ont accepté une entente de paiement pour un an. Cascapédia St-Jules n’a pas encore fait part de sa réponse.