Prévisions météo
État des routes
Marées
Faire défiler
Faire défiler
Faire défiler

Nouvelles

Les routes de nos régions se dégradent

Publié le 6 août 2025 à 17:23, modifié le 6 août 2025 à 17:26

Par: Charles Boisvert

Les nids-de-poule font souvent rager les automobilistes! Et pour cause : l’état des routes au Québec se dégrade d’année en année. C’est le constat qu’on peut faire avec un dossier du Journal de Montréal, qui a recueilli les plus récentes données du ministère des Transports.

On parle d’environ trois routes sur cinq qui sont vétustes dans Chaudière-Appalaches et au Bas-Saint-Laurent. Ces deux secteurs se classent respectivement au troisième et quatrième rangs dans la province pour le plus haut pourcentage de routes jugées vétustes.

On constate également que les chaussées du Bas-Saint-Laurent se dégradent peu à peu depuis quelques années. S’il y a eu une amélioration dans les années 2020 et 2021, les années suivantes ont été marquées par un déclin. La situation est similaire dans Chaudière-Appalaches, qui comprend notamment la MRC de L’Islet. Là aussi, on note une dégradation continue depuis 2021.

Citoyens déçus

Sur le terrain, les citoyens rencontrés n’ont pas mâché leurs mots à propos de l’état des routes.

« Assez mauvais. Beaucoup de nids-de-poule et il faut que ce soit réparé. Pas le choix », lance l’un d’eux.

Un autre déplore : « Le budget qu’on n’a pas, on l’a pas. Il ne s’en fait pas de réparation. On vit avec ce qu’on a. »

« Il y a beaucoup de nids-de-poule et ça brise des autos », dit une troisième.

« C’est plate, mais on paye des taxes pour rien », résume finalement un citoyen.

Moins d’argent?

La question se pose donc : cette détérioration pourrait-elle être liée à une baisse des investissements?

On constate effectivement que, depuis 2021, le gouvernement investit moins d’argent chaque année dans les routes du Bas-Saint-Laurent. Québec avait injecté 469 millions de dollars en 2021, contre seulement 300 millions annoncés en mai dernier.

Un comité d’experts indépendants estime que cette diminution des fonds alloués à l’entretien du réseau routier n’aidera en rien à freiner sa dégradation.

Voici les tableaux qui présentent les données dont il est question dans le texte.