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Semaine de la prévention de la noyade : aucune noyade au Bas-Saint-Laurent depuis le début de l’année

Publié le 25 juillet 2025 à 17:10, modifié le 25 juillet 2025 à 17:10

Par: Charles Boisvert

La Semaine de la prévention de la noyade tire à sa fin. C’est la 32e édition de cette campagne, et cette année, la Société de sauvetage prône l’adoption de comportements sécuritaires afin de réduire le nombre de noyades au Québec. Et la région est en très bonne posture.

Aucune noyade n’a été enregistrée au Bas-Saint-Laurent cette année. C’est le bilan provisoire qu’on peut tirer jusqu’à maintenant.

« On se sent fier de notre région dans ce temps-là », indique Olivier Charest, responsable de la piscine du Cégep de Rivière-du-Loup.

Entre 2018 et 2024 cependant, le nombre de décès liés à l’eau variait entre un et cinq par année. Toutes ces tragédies ont un dénominateur commun.

« La particularité dans le Bas-Saint-Laurent, c’est 100 %. Toutes les victimes qu’on a eues au cours des dernières années étaient seules », mentionne Raynald Hawkins, directeur de la Société de sauvetage du Québec.

« Une petite erreur d’inattention peut coûter une vie tout simplement », rappelle aussi Olivier Charest.

Poursuivre les efforts

Ce bilan positif n’est pas une raison de diminuer les efforts, bien au contraire. Au Témiscouata, une simulation de sauvetage et un entraînement de sauveteurs ont eu lieu. Une initiative semblable s’est aussi tenue dans les Basques.

« C’est important aussi qu’ils voient que la job d’un sauveteur, la job d’un surveillant aquatique, n’est pas de rester assis sur une chaise tout simplement. Mais de voir tout le travail, le bagage qu’ils ont derrière eux », explique Olivier Charest.

Ce sont les résultats de plusieurs efforts dans la région. Les formations de sauveteur et de moniteur ont doublé au Bas-Saint-Laurent. Mais selon plusieurs intervenants, la meilleure solution pour contrer les noyades reste les cours de natation.

« La France, les cours de natation sont même obligatoires dans les écoles. C’est ce que nous autres, en tout cas personnellement, on aimerait », mentionne Olivier Charest.

« Pas de faire des Léon Marchand ou des Summer McIntosh. L’idée, c’est de vraiment enseigner les rudiments de la natation pour assurer la sécurité », souligne pour sa part Raynald Hawkins.

Prévoir les marées

En 2024, la seule noyade dans la région est survenue à Auclair, au Grand lac Squatec. Une femme a perdu la vie après avoir chuté de sa planche à pagaie. Elle ne portait pas de veste de flottaison. Le plus grand danger lors des activités aquatiques dans le bas du fleuve, ce sont les marées.

« Il y a une masse d’eau critique qui arrive sur le bord de la rive. Et des fois, ça crée ce qu’on appelle des courants de retour. Alors les gens sont emportés vers le large, donc ils nagent à contre-courant, ils s’essoufflent. Et malheureusement, ils finissent par perdre connaissance, et c’est la noyade certaine », explique Raynald Hawkins.

Lors des activités nautiques, il est donc recommandé aux plaisanciers de porter une veste de flottaison, de ne pas surestimer sa capacité de nager et d’être accompagné.