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Autre offensive pour maintenir le service de traversier à Rivière-du-Loup

Publié le 6 novembre 2024 à 17:26, modifié le 6 novembre 2024 à 17:30

Par: Catherine Pellerin

Un ultime effort est effectué pour convaincre le gouvernement Legault de maintenir le service de traversier à Rivière-du-Loup. Une autre campagne de mobilisation est lancée. La Chambre de commerce, des gens d’affaires et des élus ont décidé de ne pas rester les bras croisés en attendant de connaître la décision de Québec d’ici la fin décembre.

 

Délégations à l’Assemblée nationale, autocollants et affiches, pétition citoyenne…Rivière-du-Loup a multiplié les moyens pour se faire entendre. Une autre offensive a été lancée ce mercredi.

« Il n’est jamais trop tard pour faire entendre notre point de vue », lance Claudette Migneault, la présidente-directrice générale de la Chambre de commerce de la MRC de Rivière-du-Loup.

« Tant et aussi longtemps qu’on n’aura pas obtenu notre décision, nous allons continuer à marteler le même message », poursuit-elle.

La campagne « J’aime ma traverse » est déployée dans certains médias et sur les réseaux sociaux. Les citoyens sont invités, lors de leur prochain passage sur le Trans-Saint-Laurent, à se photographier et à partager cette photo, en identifiant la Ville de Rivière-du-Loup et la Chambre de commerce MRC RDL.

Une solution clé en main?

Les intervenants économiques et politiques ne lâchent pas le morceau, surtout en sachant qu’une solution clé en main aurait été proposée par l’entreprise CTMA, à la suite de l’appel d’intérêt lancé aux armateurs privés.

« Je ne pense pas qu’il soit trop tard, parce qu’il y a aussi une solution », affirme Gilles Lortie, propriétaire de l’Hôtel Universel à Rivière-du-Loup.

L’homme d’affaires, qui milite dans ce dossier depuis 4 ans, connait bien le directeur général de CTMA, qui opère un service de traversier entre l’Île-du-Prince-Édouard et les Îles de la Madeleine.

« Je lui ai parlé hier à M. Aucoin. Il m’a permis de vous dire ce que selon lui, il a un dossier complet que la STQ et le gouvernement du Québec ne peuvent pas refuser », explique M. Lortie.

Impossible par contre pour lui de divulguer davantage de détails, étant donné la confidentialité des dossiers soumis à Québec.

L’argument environnemental

À titre personnel, le conseiller du district de La Pointe à la Ville de Rivière-du-Loup a aussi décidé mettre de l’avant les possibles impacts sur les bélugas. Carl Thériault déposera un mémoire lors des consultations sur le projet d’agrandissement du Parc marin Saguenay-Saint-Laurent.

« L’argument est d’ordre environnemental. Je me dis qu’il est à peu près impossible que l’on construise à l’intérieur du port de Cacouna des installations d’accueil pour le traversier. On ne peut pas ne pas faire une étude d’impact environnementale sérieuse avec des audiences publiques », estime-t-il.

« L’habitat essentiel des bélugas doit être sauvegardé, surtout quand il s’agit de la pouponnière des bélugas en bord de mer à Cacouna et de son port industriel. Le dragage à la Pointe de Rivière-du-Loup, dans la zone bélugas est réglementé par Pêches et Océans Canada. Rien à voir avec d’éventuels travaux d’infrastructures maritimes/côtières et sous-marines de centaines de millions $ sur plusieurs années (hausse de la navigation, bruits, effets sous-marins…) dans un parc maritime », peut-on lire dans son mémoire.

Tous s’entendent : Rivière-du-Loup compte continuer de se battre, si nécessaire. La mobilisation du milieu n’est pas terminée si Québec choisit de déménager la traverse à Cacouna.

« Jamais nous n’a accepterons un « non » sur une telle décision », déclare Claudette Migneault.

« Je ne peux pas lâcher. Je pense qu’il y a des autorités fédérales qui ont quelque chose à dire, et aussi au provincial, le ministère de l’Environnement », ajoute Carl Thériault.

« On veut que ça brasse. Non, il ne faut pas que ça aille à Cacouna », conclut Gille Lortie, qui rappelle que la mobilisation dans les Basques a permis de sauver le service de traversier de Trois-Pistoles il y a quelques années.