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Une vingtaine d’emplois à risque à l’Atelier des copains

Publié le 11 décembre 2018 à 15:25, modifié le 11 décembre 2018 à 16:29

Par: Jacob Cassidy

Dans un an la collecte de matière recyclable sera implantée partout au nord-ouest du Nouveau-Brunswick. L’envoie du contenu des bacs bleus vers le Québec est toutefois loin de faire l’unanimité. La situation sème d’ailleurs l’inquiétude à l’Atelier de copains où une vingtaine d’emplois pourraient être perdus.

Les travailleurs de l’organisme sont inquiets. Ils craignent de perdre leur emploi. C’est le cas de Rinette Bossé qui y travaille depuis 9 ans. «On se sent comme trahi, on veut garder nos job, partage-t-elle. On est tous comme une famille, on se tient et l’ambiance est très belle, on veut garder notre emplois ici à Saint-François.»

«La plupart des employé ici on a 50 ans et plus. Pas facile de se placer ailleurs. Vers ici c’est juste des abattoirs qu’il y a. C’est trop physique», commente une autre employés, Linda Pelletier.

Dès janvier 2020, l’organisme à but non-lucratif, qui effectue le tri pour Edmundston et Lac Baker, perdra sa matière première et une part de son financement. «Nous sommes en train de mettre en place un comité pour analyser la partie du travail qu’on peut encore gardé. Ce n’est pas sûr que ça puisse nous permettre de continuer», confie le directeur de l’entreprise , Cyriaque Kiti.

Si la CSRNO se révise ses plans et envoie une part des résidus à Saint-François, l’entreprise pourrait tout de même être incapable de maintenir ses activités. «La Commission des services régionaux les subventionne à raison de 200 000$ par année. Est-ce que c’est vraiment rentable, selon l’étude non», confirme le président de la CSRNO, Jean-Pierre Ouellet.

L’atelier pourrait changer de vocation. L’administration doit faire vite avant que les travailleurs cherchent un nouvel emploi. «Si je perds un ou deux, trois employés, je ne pourrais même pas opérer dans les mois à venir»,affirme le directeur

L’impact sur les «copains»

Malgré la situation, la portion de l’entreprise qui intervient auprès des personnes à besoins spéciaux pourrait être maintenue puisqu’elle dépend d’une subvention du ministère du Développement social. «Ils vont avoir leur argent, mais par contre, par rapport à l’infrastructure il y a quand même des coûts que nous couvrons avec les activités d’opération de tri», souligne M. Kiti.

Les intervenants pourraient aussi devoir trouver de nouvelles activités pour les bénéficiaires, qui contribuent présentement au tri des déchets.