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Une pêche au homard record en Gaspésie

Publié le 13 octobre 2021 à 17:11, modifié le 13 octobre 2021 à 17:15

Par: Francis Gallant

La capture de homards a été record pour les pêcheurs gaspésiens. Les revenus ont été de près de soixante-sept millions de dollars. Le prix de la ressource a augmenté sur le marché.

Une année record pour les cent cinquante pêcheurs de homard de la Gaspésie ou l’on observe l’augmentation des volumes de captures, selon O’neil Cloutier.

« 2021 est venu coiffer 2019 en termes de débarquements avec l’augmentation de presque vingt pour cent de ce qu’on a débarqué en 2019 ».

 

 

L’augmentation est observée annuellement depuis 2015, possiblement dû aux efforts de conservation établis au début des années 2000 et du réchauffement climatique important, allongeant la durée de survie lors de la ponte. En 2010, les données étaient de mille tonnes métriques de crustacés pêchés par saison.

« Pêche Impact, mentionne qu’ils ont eu trois mille sept cent soixante-dix tonnes métriques, comme données préliminaires, c’est un très bon volume », débute Jean-Paul Gagné.

« On parle de trois cent quatre-vingt-dix à quatre cents pour cent d’augmentation par rapport à 2010, ce qui est phénoménal », dit O’Neil Cloutier.

Avec l’augmentation de captures a suivi l’augmentation de prix à la livre. Les prix de vente sont similaires pour la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine.

« Huit dollars et trente-cinq cents en moyenne, comme chiffre préliminaire, mais possiblement un peu plus étant donné qu’il y a des résultats de captures en Gaspésie Nord qui n’était pas totalement entré », ajoute O’neil Cloutier.

« Il y eut des semaines assez extraordinaires à partir de la septième et huitième semaine, on est rendu dans les dix dollars et plus la livre pour les pêcheurs, la dernière semaine on a fini à onze dollars et trois cents la livre aux Îles-de-la-Madeleine, c’est des prix records qui n’ont jamais été connus dans le passé », précise Jean-Paul Gagné.

La fermeture des restaurants et croisière en 2020, lors des premiers confinements, auraient influencé les commandes de nos voisins américains en vue de la reprise de leurs activités.

« Ils se sont repris d’avance, puis ils étaient prêts à payer le prix pour avoir la matière première. À partir de là c’est pour ça qu’on a eu des grands prix », lance Jean-Paul Gagné.

Un autre phénomène est observable du côté du Québec.

« Les chaînes d’alimentation ne publiaient plus, ne faisaient plus de grosses publicités pour le homard, parce que le consommateur c’est lui qui achète, quand ça devient trop dispendieux au lieu d’en manger quatre fois par année, peut-être il en mange deux fois », termine Jean-Paul Gagné.

En 2022, le prix devrait maintenir une moyenne entre huit dollars soixante cent et dix dollars la livre durant la haute saison, semblable à celle connue cet été.