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Une deuxième coupe de foin moins efficace en raison de la sécheresse

Publié le 6 août 2025 à 11:37, modifié le 6 août 2025 à 11:37

Par: Henri Paquette

Les agriculteurs de la Gaspésie ont commencé la deuxième coupe de foin et elle s’avère moins bonne que la première. Les épisodes de sécheresse du mois de juillet y seraient pour beaucoup.

Le bruit du bétail nous rappelle que bien des bouches doivent être nourries dans les fermes. C’est en partie grâce au foin que les producteurs peuvent y arriver. La première fauche a été bonne grâce aux températures élevées du mois de juin, mais ce n’est pas le même scénario qui s’annonce pour le mois d’août.

« C’est environ 50 % moins de rendement pour la deuxième fauche », nous informe le propriétaire de la ferme Les Bergeries du Margot, Sylvain Arbour, qui est aussi président de la Fédération de l’Union des producteurs agricoles (UPA) Gaspésie-Les Îles.

En raison du manque de précipitations sur certains secteurs, le foin cesse de croître.

« Certains producteurs sont obligés d’acheter du foin à l’extérieur. Ce sont des coûts additionnels pour les entreprises. Des coûts de transport, parce que du foin, ce sont des volumes… ce n’est pas pesant, donc ça coûte très cher à transporter », explique Sylvain Arbour.

Avec les changements climatiques, les averses sont de plus en plus isolées. Certains agriculteurs sont donc désavantagés par rapport à d’autres.

« Depuis quelques années, ce qu’on voit ce sont des nuages… des couloirs de nuages. Il va mouiller de ce bord-ci de la rivière puis de l’autre bord, il ne mouillera pas. C’est ce qu’on voit depuis quelques années. Il y a donc des producteurs dans des micro-secteurs où il y a moins de pluie », mentionne Sylvain Arbour.

Dans ce contexte, le nombre limité de stations météo sur le vaste territoire gaspésien est une embûche pour les agriculteurs qui souhaitent démontrer l’existence de microclimats, afin d’être compensés financièrement.

« Il y en a une à Caplan et il y en a une à New Carlisle. Donc, entre les deux, s’il ne tombe pas de pluie puis qu’il y a tombé de la pluie dans les deux secteurs, ce sera considéré qu’à Bonaventure, il y a eu de la pluie. Mais ce n’est pas vrai. Donc le producteur qui n’a pas de pluie, lui, ça cause une problématique dans ses champs, et il ne sera pas compensé », illustre le directeur régional de la Fédération de l’UPA Gaspésie-Les Îles, Guy Gallant.

Malgré tout, les producteurs n’hésitent pas à s’entraider lors des temps plus difficiles.

« Des producteurs qui ont trop de foin appellent le voisin, puis le voisin vient faire son champ », explique Guy Gallant.

Malgré des défis engendrés par les quelques épisodes de sécheresse, le bilan des récoltes de foin s’avère tout de même positif. Le propriétaire de la ferme Les Bergeries du Margot soutient qu’il ne faut pas s’inquiéter.