Maisons de la famille : l’instabilité financière se fait toujours sentir
Publié le 19 novembre 2025 à 16:27, modifié le 20 novembre 2025 à 08:38
Par: Marion Lavergne
Les maisons de la famille des MRC de Bonaventure et d’Avignon soulignent la Grande semaine des tout-petits. Comme beaucoup d’organismes communautaires, elles dépendent des subventions pour assurer leurs services.
À l’occasion de la Grande semaine des tout-petits, la Maison de la famille Avignon organise une disco pour les petits et grands à Matapédia. Tout comme la Maison de la famille de Bonaventure, celle d’Avignon rappelle l’importance de donner un coup de pouce aux parents.
« Dans le fond, nous, la Maison de la famille, on vient beaucoup en soutien aux parents. Donc, ce qu’on souhaite, c’est vraiment alléger leur stress, trouver des solutions avec eux quand ils rencontrent des défis », explique Josée Barlow, coordonnatrice à la Maison de la famille de Bonaventure.
« Ça prend une communauté, ça prend des professionnels, ça prend un entourage », renchérit Marie-Christine Leblanc, coordonnatrice au développement à la Maison de la famille Avignon.
Ces organismes offrent des activités d’accompagnement et d’échange aux parents, ainsi que des services de répit et de soutien. Ils dépendent quasi exclusivement des subventions gouvernementales. Ces sources de revenus ne sont pas toujours stables, et causent une précarité dans plusieurs postes.
« Le conseil du Trésor a décidé de remanier, si on veut, les enveloppes budgétaires, ce qui fait que ce qui était considéré comme pérenne, dans quelque chose qui reviendrait d’années en années, de manière récurrente, on peut plus vraiment s’y fier. D’années en années, on sait pas vraiment ce qui nous attend pour l’année suivante. Donc, c’est difficile d’aller consolider des postes, d’aller consolider des services », déplore Mme Leblanc.
Par exemple, la Maison de la famille de Bonaventure offre maintenant les services d’un éducateur spécialisé. Par contre, le financement nécessaire pour maintenir le poste n’est pas assuré.
« L’éducateur spécialisé aussi pour l’instant, c’est des sous qui sont annoncés pour une période de trois à cinq ans. Donc, on voudrait que ça devienne quelque chose de récurrent », souhaite Mme Barlow.
Par contre, Mme Barlow nous confie que la Maison de la famille de Bonaventure est parvenue à mettre la main sur au moins une subvention stable qui assure la pérennité de son service de répit.
« Cependant, là, on a du financement, vraiment, un soutien récurrent pour notre halte-garderie communautaire. Ça, ça fait vraiment une différence dans la stabilité de l’équipe de l’organisme, pour les tout-petits aussi », termine Mme Barlow.