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Une classe fait le tour du monde en seulement 180 jours

Publié le 31 mai 2018 à 17:30, modifié le 1 juin 2018 à 12:36

Par: Carl Vaillancourt

Une classe de 13 élèves à l’École secondaire La Rencontre ont visité une vingtaine de pays lors de leur année scolaire et ce, sans même quitter leur salle de classe à Saint-Pamphile.

Imaginez-vous à 12, 13 ou même 14 ans quand vous étiez sur les bancs d’école. Les cours de mathématiques, les dictées en français ou encore les présentations orales en anglais; voilà les principales méthodes traditionnelles qui permettent aux enseignants de suivre le programme mis en place par le ministère de l’Éducation.

Toutefois, il y a de ces professeurs qui préfèrent innover en trouvant une façon de stimuler les adolescents dans leur apprentissage. C’est le cas de Karina Bilodeau qui enseigne en réadaptation scolaire à l’École secondaire La Rencontre, à Saint-Pamphile. Depuis l’été 2017, l’enseignante a passé plusieurs heures chaque jour pour monter son projet d’envergure, celui de faire le tour du monde en 180 jours de classe.

L’enseignante a organisé une vingtaine de visioconférences avec des classes francophones de partout dans le monde. Les élèves ont également échangé des courriels ou des cartes postales avec des élèves situés dans d’autres pays parfois à une dizaine d’heure de décalage horaire.

Selon l’éducatrice qui cumule déjà plus de 10 ans d’expérience en enseignement, il est important de créer des méthodes d’apprentissage adaptées à ses 13 élèves.

« Ils sont beaucoup plus dans l’action les jeunes d’aujourd’hui. La part de la technologie est présente. Je me dis qu’il ne faut pas mettre ça de côté. J’aime mieux travailler avec ça, avec les élèves même si des fois les élèves en savent plus que moi», a-t-elle avouée.

Parmi la vingtaine de pays visités au courant des neuf derniers mois, les élèves ont eu la chance de visiter chaque continent. Que ce soit en Tunisie, en Nouvelle-Zélande, en Suisse, en Thaïlande ou encore ici même au Canada, les élèves ont sorti de leur zone de confort. Une initiative qui avait pour objectif de leur faire réaliser qu’ils sont des citoyens du monde.

« On ouvrait sur la culture internationale. C’est un peu ce que je veux. On n’est pas juste citoyen de notre municipalité. Avec les médias sociaux, on est citoyen dans le monde », a expliqué l’enseignante qui vient de terminer son doctorat en éducation l’an dernier.

Ces expériences ont eu une incidence sur la perception des jeunes quant à leur ouverture sur le monde. Certains élèves ont même gardé des souvenirs marquants. C’est notamment le cas de Daphnée Daigle, une des élèves de la classe.

« Bien oui! Au Burkina Faso, il n’y avait pas de pupitre, puis il travaillait à terre. Les conditions n’étaient vraiment pas bonnes », a fait savoir l’adolescente.

Les parents des enfants ont appuyé les démarches de Mme Bilodeau. Certains parents ont été surpris de voir l’intérêt grandissant de leurs enfants pour l’école cette année. Le père de Daphnée Daigle, Jimmy Daigle, s’est dit content de l’effet que le projet a eu sur sa fille.

« Beaucoup plus motivée et plus souriante! Plus intéressée d’aller à l’école. C’est une autre petite Daphnée que j’ai cette année. On avait un peu plus de misère les autres années, puis cette année je suis très fier de son attitude », a avoué Jimmy Daigle.

Avec quelques jours à faire à leur calendrier scolaire, les élèves se préparent au lancement de leur livre qui se tiendra le 14 juin prochain dans le gymnase de l’École secondaire.

Plusieurs écrits sur les pays visités au courant des neuf derniers mois seront présents dans cet ouvrage. Au total, ce sont 500 exemplaires qui seront disponibles pour les parents, amis et dignitaires qui ont participé au projet.