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Un partenariat historique pour l’Atelier R.A.D.O.

Publié le 2 octobre 2019 à 10:50, modifié le 2 octobre 2019 à 15:46

Par: Jacob Cassidy

L’approvisionnement en protéine animale sera garanti pour les prochaines années à l’Atelier R.A.D.O. à Edmundston. L’organisme a annoncé ce matin un partenariat avec Sunnymel, Westco et Olymel qui fourniront 400 livres de poulet frais chaque semaine.

Cela permettra à la banque alimentaire d’augmenter la fréquence de distribution de ses boîtes alimentaires. Les usagers pourront désormais s’approvisionner en produits tous les mois, plutôt qu’aux 45 jours.

«On va pouvoir plus arriver avec la fin du mois. Acheter des vêtements avec la balance ou acheter plus de nourriture», partage Madeleine Long, une utilisatrice de la banque alimentaire.

Pour la première fois, R.A.D.O. pourra compter sur l’approvisionnement d’une quantité fixe de protéine qui sera garanti chaque semaine. «Il y a une qualité qu’ils n’avaient pas par avant. On tombe avec de la nourriture qui vient de sortir de l’usine de transformation, qui a été traitée la journée ou même la nuit avant qu’on fasse le ramassage. La durée de cette nourriture-là dans le congélateur ou dans le frigidaire est beaucoup plus longue», affirme le directeur général de l’organime Yves Sévigny.

«Avoir de la viande fraîche c’est certain qu’on va pouvoir l’utiliser pendant la semaine. L’utiliser deux à trois fois ou quatre fois même si le besoin est nécessaire. Ça va permettre d’avoir de meilleurs repas.»– Madeleine Long

À cette contribution s’ajoute un octroi annuel de 5000 $ qui facilitera la gestion des denrées et qui servira à compléter les boîtes. L’entente est d’une durée indéterminée.

Pour R.A.D.O., cette entente historique ouvre la porte à des partenariats avec d’autres entreprises de transformation alimentaire. «On veut que tout le monde s’implique de la même façon que nous autres. Que ce soit en dons monétaires que ce soit en dons d’aliments ou de temps. Je pense que c’est important pour toute la communauté d’en profiter», affirme le directeur d’usine chez Sunnymel, Patrick Moreau.

L’insécurité alimentaire : un enjeu électoral

Dans le cadre de la présente campagne fédérale, l’insécurité alimentaire représente une des plus grandes préoccupations dans le domaine agroalimentaire. Un récent sondage d’Angus Reid révèle qu’il s’agit d’un enjeu important pour 68% des résidents de l’Atlantique.

Les préoccupations à ce sujet sont d’ailleurs plus importantes dans cette région qu’ailleurs au Canada.

«L’économie va quand même très bien dans certaines régions en Atlantique, mais dès qu’on quitte les grands centres ça va un petit peu moins bien. J’ai l’impression que les résultats reflètent un peu cette réalité-là», affirme le professeur en distribution agroalimentaire à l’Université de Dalhousie, Sylvain Charlebois.

Il doute cependant que cet enjeu fasse l’objet de promesses à l’échelle nationale. «Généralement, l’agriculture et l’agroalimentaire n’attirent pas nécessairement l’attention. Vous savez on est à la recherche de votes urbains», explique-t-il.

L’utilisation de plastique à usage unique et le gaspillage alimentaires sont les autres sujets qui ont obtenu le plus d’appui dans le cadre de cette étude menée auprès de 1 524 Canadiens.