Un néphrologue en Gaspésie : Le CISSS juge la situation « complexe »
Publié le 18 juillet 2024 à 11:16, modifié le 18 juillet 2024 à 12:13
Par: CIMTCHAU
Un Gaspésien parcourt le territoire afin de récolter des signatures. Il espère convaincre le ministère de la Santé d’engager un néphrologue local. Le CISSS de la Gaspésie juge la situation « complexe ».
Jean Lapointe a 62 ans. Il lutte depuis 10 ans pour l’expansion des services d’hémodialyse en Gaspésie. Lui, qui a souffert de troubles rénaux, a lancé une pétition au mois de juin pour convaincre le ministère de la Santé de recruter un néphrologue pour la région.
« J’ai eu des problèmes rénaux ça fait plus de 30 ans. J’ai un rein qui fonctionne à 21 % et l’autre est parti. Je ne suis pas encore sur l’hémodialyse, mais un jour, probablement, je vais y aller », explique Jean Lapointe, citoyen de Gaspé.
La pétition compte plus de 1700 noms pour le moment.
« Je m’occupe dans les festivals. En fin de semaine à Gaspé, il y a le RibFest, je vais essayer d’être autour pour essayer de pogner le plus de noms possibles », mentionne Jean Lapointe.
Selon le citoyen, de nombreuses ressources sont manquantes en Gaspésie et il souhaite faire avancer un peu les choses.
« Il y a ben des -ogues qu’on peut avoir à Gaspé et qu’on n’a pas. Moi, je commence comme ça et si ça donne l’idée à quelqu’un… parce que la Gaspésie, depuis 1534 qu’on est ici et on dirait qu’on vient de venir au monde… on est toujours en dernier, on reçoit toujours les miettes », indique l’homme.
Dans une déclaration écrite, le CISSS de la Gaspésie mentionne que « l’ajout d’un néphrologue pour la région serait complexe ». Les usagers reçoivent un service de la part des néphrologues du Bas-Saint-Laurent qui utilisent de plus en plus la télémédecine pour réduire les déplacements des patients.
Il est également mentionné que l’option n’est pas totalement rejetée. Les besoins sont encore suivis de près et si le volume nécessite une équipe de néphrologues dans la région, les démarches seront enclenchées.