Un groupe de citoyens de Cap-Bateau milite contre l’exploitation d’une tourbière
Publié le 12 novembre 2025 à 16:43, modifié le 12 novembre 2025 à 16:43
Par: Alex Delcourt
Un groupe de citoyens de Cap-Bateau milite pour la conservation d’une des dernières tourbières de l’île-de-Lamèque, Une entreprise souhaite exploiter cet écosystème.
Le 1er octobre, l’entreprise Scotts a présenté un plan d’exploitation de la tourbière de Cap-Bateau sur l’Île-de-Lamèque. Une mobilisation citoyenne souhaite faire avorter le projet. Selon les militants, cette exploitation aurait de nombreux impacts négatifs sur l’environnement. Il y a notamment la poussière qui sera émise pendant le mouvement de la terre.
« Ils n’ont pas inclus le vent. Le fait qu’on a de gros vents ici sur l’île. Ils n’ont pas inclus ça dans leur évaluation d’impacts environnementaux. Pour moi, personnellement, je trouve que c’est de la grosse négligence. » – Laura Svab, militante pour la conservation de la tourbe de Cap-Bateau
L’exploitation d’une trentaine d’hectares pourrait avoir de lourdes conséquences, selon le groupe de citoyens. Le terrain agit comme un puits de stockage du carbone, qui serait alors libéré si l’exploitation a lieu. Ça, ça préoccupe les résidents, qui se trouvent à quelques centaines de mètres du terrain.
« Ici, c’est un paradis, ça va juste détruire notre qualité de vie. J’ai des préoccupations pour ça et aussi tout le monde. » – Laura Svab, militante pour la conservation de la tourbe de Cap-Bateau
Le groupe citoyen a approché le ministère de l’Environnement. Aucune rencontre n’a eu lieu pour l’instant entre les deux parties.
« C’est une bonne occasion de montrer aux gens ici dans la Péninsule acadienne que leurs préoccupations sont importantes pour le gouvernement. Après d’exploiter 80 % des tourbières. Quand est-ce assez ? On veut juste protéger cette dernière sur l’île. » – Laura Svab, militante pour la conservation de la tourbe de Cap-Bateau
Le ministre de l’Environnement du Nouveau-Brunswick, Gilles LePage a confirmé par courriel comprendre les préoccupations citoyennes. Il affirme que le projet a fait l’objet d’une étude d’impact sur l’environnement en 2006 et avait été approuvé sous 10 conditions. Selon les informations du ministère, l’entreprise prévoit demander l’utilisation d’une méthode différente de récolte, ce qui serait alors évalué par le ministère. Si aucune demande n’est faite, aucune autorisation supplémentaire sera nécessaire au lancement du projet.