Prévisions météo
État des routes
Marées
Faire défiler
Faire défiler
Faire défiler

Nouvelles

Patrimoine religieux à Rivière-du-Loup : la corporation dénonce l’inaction des promoteurs 

Publié le 29 juin 2026 à 16:52, modifié le 29 juin 2026 à 16:58

Par: Megan Maltais

La Corporation du patrimoine religieux de Rivière-du-Loup a précisé ses inquiétudes quant à l’avenir des trois bâtiments qui ont été achetés par des promoteurs.

Le promoteur Darryll Samuels et son partenaire ont pris la décision de mettre en vente le presbytère Saint-Patrice. Ils souhaitent diviser le terrain en deux, pour y inclure le bâtiment actuel et ajouter un projet résidentiel de 40 logements. Jusqu’à maintenant, la Ville a refusé.

« Tant que la Ville ne nous autorisera pas à scinder le terrain, le projet va être invivable. Pour personne! Pas juste pour moi », affirme ce dernier.

Le presbytère a donc été affiché pour 3M$. Si la Ville change son fusil d’épaule, Darryll Samuels assure qu’il pourrait reconsidérer la vente. « Si on n’est pas capable de rien faire, oui, je vais le vendre. Si je suis capable de faire de quoi et qu’il n’est pas trop tard, que ça ne prenne pas encore un an, je vais le garder. Le but c’était de faire quelque chose dans ce bâtiment-là.

Le temps file, selon la Corporation

La présidente de la Corporation du patrimoine religieux estime que le temps file. Ces bâtiments ont déjà un certain âge, et si on veut assurer leur pérennité dans les prochaines décennies, il faut agir maintenant.

« Où il faut qu’il se passe quelque chose, c’est que les bâtiments soient protégés. S’ils vendent à quelqu’un qui veut faire quelque chose avec, bravo! Je serais un peu surprise qu’ils aient le montant demandé, mais je serais aussi un peu fâché s’ils avaient le montant demandé. Ce que je veux, c’est que les projets qu’ils ont possiblement proposés aillent de l’avant! », assure Suzanne Michaud.

Plusieurs projets sur la table 

Darryll Samuels affirme que ses autres projets avancent. Pour l’église Saint-François-Xavier, les promoteurs souhaitent mettre sur pied un projet communautaire et touristique. Ils aimeraient intégrer un OSBL dans l’église Saint-Ludger pour venir en aide aux personnes aux prises avec des problèmes de dépendances.

« Il y a des esquisses, des modèles de ce qu’on voulait faire, j’ai monté des plans d’affaires, j’ai travaillé avec Investissement Québec, au niveau touristique, j’ai travaillé avec différents intervenants. Je suis pas mal au maximum de ce que je peux aller dans l’avancement de mes projets. Il faut que j’attende si la ville revoit sa position au niveau du presbytère et du terrain. Suite à ça, je vais voir si ça vaut la peine de continuer », explique le promoteur.

« Abandon » des églises 

Mais en attendant les approbations nécessaires, c’est le calme plat… la corporation dénonce aussi que les promoteurs aient laissé les églises à l’abandon.

La pelouse ne semble pas avoir été tondue depuis le début de la saison estivale. « Ce dont on s’inquiète aussi, c’est que s’ils n’entretiennent pas l’extérieur, ils n’entretiennent pas l’intérieur. On a bien hâte de voir, la journée où ils vont ouvrir la porte, dans quel état ce sera », affirme la présidente de la Corporation.

Darryl Samuels et son partenaire affirment que l’objectif n’a jamais été de laisser ses bâtiments vacants ou sans vocation.

Les montants qu’ils devront investir sont importants, et les forcent à réfléchir. « Est-ce qu’on investit 30M$ à Rivière-du-Loup ou on ne fait rien pantoute et on vend tout? »

L’homme d’affaires espère que ses dossiers auront un dénouement positif avant la fin de l’année, sans quoi les églises de Saint-François-Xavier et de Saint-Ludger pourraient elles aussi se retrouver sur le marché immobilier.