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Un camping plein à craquer malgré l’absence des Québécois

Publié le 27 juillet 2020 à 16:57, modifié le 27 juillet 2020 à 16:57

Par: Antoine Pelland-Ratté

Malgré l’absence de touristes québécois au Nouveau-Brunswick, le Camping Pokemouche connaît une importante augmentation de son achalandage. En cette période de pandémie, les habitants de tous les coins de la province prennent plaisir à redécouvrir leur territoire.

Habituellement, les touristes québécois représentent la majeure partie de la clientèle du Camping Pokemouche. Malgré leur absence cette année, les affaires vont «très» bien pour les propriétaires.

«Notre mois de juillet s’annonce très bien à date. On a une très bonne réponse locale et des gens de la province. […] En ce moment, on est à 21 pour cent d’augmentation», explique le copropriétaire du camping, Gilles Duguay.

Le camping a dû annuler toutes ses réservations avec les Québécois au printemps. Les propriétaires sont heureux de voir les Néo-Brunswickois de partout redécouvrir leur province.

«On a beaucoup de campeurs qui viennent d’Edmundston. On voit aussi beaucoup de gens du sud et du sud-est : Moncton, un peu de gens de Fredericton et de Saint-Jean», précise-t-il.

«Initialement, je pense qu’on serait peut-être sortis de la province pour quelques semaines, explique un campeur, Stéphane Melanson. […] Ça nous donne la chance de faire des choses dans le coin qu’on ne ferait peut-être probablement pas.»

Les familles de la Péninsule acadienne viennent camper en grand nombre cette année. Le camping est plein à craquer toutes les fins de semaine. «C’est notre grosse clientèle cette année, explique Gilles Duguay. On a beaucoup de gens qui veulent sortir de chez eux, se changer les idées. Ils viennent pendant les fins de semaine. On a beaucoup de locaux.»

«On doit refuser et c’est surtout les fins de semaine. Les fins de semaine, c’est sûr que c’est plein», ajoute sa femme et copropriétaire, Anne Chiasson.

Les propriétaires ne comptent pas sur la bulle atlantique pour renflouer son cahier de réservations. Ils préfèrent rester prudents.

«Malgré que nous avons une augmentation des réservations pour juillet, on ne peut pas dire ce qu’il va se passer au mois d’août. Il faut ramasser nos noisettes dans le temps que la saison passée», prévient Gilles Duguay.

Cette saison très achalandée a même convaincu les propriétaires de faire des investissements en infrastructure pour les années à suivre.