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Services de santé : Francine Plusquellec lance un cri du cœur pour la Gaspésie

Publié le 29 avril 2022 à 16:50, modifié le 29 avril 2022 à 17:19

Par: Félix Côté

Mettre sa qualité de vie sur le respirateur artificiel pour rester en vie, c’est l’injustice que plusieurs Gaspésiens vivent pour recevoir leur service de Santé. Le manque d’équipement dans la région et l’encombrement du système est à la source du problème.

Ça oblige certains à paralyser leurs activités pour rester en vie. C’est le cas de Francine Plusquellec qui lance un cri du cœur au ministre de la Santé, Christian Dubé.

Hémodialysée, elle est déterminée à se battre pour les Gaspésiens qui vivent la même situation qu’elle.

« Je veux me faire entendre, mon but c’est de me faire entendre et faire bouger les choses pour la Gaspésie, pour que j’aie les soins près de chez nous. »

Le problème : les centres hospitaliers de la région manquent de place et d’équipements en hémodialyse. La situation  oblige certains patients à faire 8 heures de voiture, trois fois par semaine, pour se rendre à Rimouski et suivre ces traitements.

« Ça change tout mon mode de vie, là mon mode de vie, c’est comme s’il était sur pause. Je suis obligée de le placer sur pause sans être capable de travailler. »

Pour couvrir les dépenses des déplacements, le CISSS offre 1400 dollars le premier mois, et 650 le deuxième. Cependant, 650 dollars c’est ce que le déplacement coûte par semaine.

« Il faut mettre nos vies sur pause pour se faire soigner. C’est rendu qu’en Gaspésie c’est presque un luxe de se faire soigner. Pis je pense aux gens, moi-même je n’ai pas les moyens de payer ça toutes les semaines. Je pense aux travailleurs qui sont seuls et qui n’ont pas de famille ni d’enfant qui doit se déplacer à Rimouski. »

Travailleuse autonome, elle ne peut travailler plus que deux jours semaine. Madame Plusquellec doit recevoir ses traitements d’hémodialyse les autres jours. Pour l’aider à se déplacer, son conjoint a aussi dû sacrifier son emploi. Leur plainte au CISSS ne sera pas reçue avant 45 jours, ils lancent donc un cri du cœur.

« J’en ai besoin, c’est une question de vie ou de mort, si je n’ai pas ma dialyse, moi je ne peux pas fonctionner parce que la dialyse c’est le rein qui filtre tous les déchets, l’eau pis ça m’empêche de faire ma vie professionnelle, même personnelle. »

Ayant déjà entamé les démarches, elle veut faire changer les choses.

« Ça n’a pas de bon sens ! Faut que le ministre fasse quelque chose, faut qu’il nous aide parce que ce n’est pas normal qu’on ait le service à Maria, à Chandler, à Gaspé, à Sainte-Anne-des-Monts et qu’on ne puisse pas réussir à se faire soigner dans notre région près de chez nous. »

De son côté, le CISSS affirme chercher des solutions.