Transport aérien : grève imminente chez Pascan aviation
Publié le 27 octobre 2025 à 15:10, modifié le 27 octobre 2025 à 15:55
Par: Louis-Philippe Morin
Le syndicat qui représente les agentes et agents de bord de Pascan Aviation pourrait déclarer une grève dès demain si aucune résolution aux négociations actuelles n’est trouvée au cours des prochaines heures. Cette situation pourrait toucher particulièrement les Îles-de-la-Madeleine. Pascan dessert l’archipel à raison de trois vols par jour. Son concurrent, PAL Airlines n’offre que trois vols par semaine. Même si Pascan se veut rassurant, on souhaite une résolution rapide du conflit… et sortir de la zone de turbulence.
Une vingtaine d’agents de bord de Pascan Aviation se sont doté d’un droit de grève illimitée jeudi dernier… et ils pourraient débrayer aussitôt que mardi matin. Une décision qui précipite le départ de certains Madelinots, dont le transporteur aérien le plus fiable est Pascan.
« Mon vol était prévu pour 17 heures… Je prends l’avion à 17h et, en principe, je reviens jeudi soir. Je m’attends à ce que les opérations puissent être poursuivies par l’entreprise Pascan aviation. », soupire le député péquiste des Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneau.
Le souhait émis par le député des Îles-de-la-Madeleine est le même que plusieurs résidents de l’archipel. Les gestionnaires de Pascan se veulent rassurants, disant travailler sur divers scénarios dont l’objectif est de continuer les opérations de transports au-delà de mardi…
« L’alternative, ce n’est pas possible d’en avoir une en claquant des doigts. Prendre le traversier et rouler 10 heures vers Québec, ce n’est pas une alternative au transport aérien, c’est un service complémentaire. Les deux services sont complémentaires. », poursuit monsieur Arseneau.
Du transport cargo, ne nécessitant pas d’agents de bord, pourra tout de même permettre d’apporter des médicaments et du matériel hospitalier…
Cette possible mauvaise nouvelle montre toute la fragilité du transport collectif régional… Sans train passager, avec un service d’autobus sans flexibilité, les résidents des Îles, mais aussi ceux du continent sont « un peu » prisonniers de leur voiture pour se déplacer vers les grands centres.
« C’est vrai qu’on est obligé tout le temps de prendre la voiture… Ici, ça serait bon qu’il le garde ici. », croit cet homme croisé à Bonaventure.
« Plus d’opportunités de voyager de se promener… Ne jamais être pris. Parce que tu prends un billet… Ils reportent et reportent. C’est plate. Je trouve que là-dessus, le service a besoin d’amélioration. », complète sa conjointe.
« Pas d’auto? Un petit peu ouais… Ça prend un bon moyen de transport pour se promener pour aller ailleurs. Tout est assez loin. », sourit ce jeune homme.
Sans nouvelles de Pascan aviation ou du syndicat qui représente ses agents de bord, on souhaite que la négociation actuelle se déroule rapidement et que la situation permette à d’autres solutions aériennes de prendre leur envol.