Services à Carleton : le chemin et secteur Saint-Louis « oublié, ignoré »
Publié le 3 juillet 2024 à 16:42, modifié le 4 juillet 2024 à 15:07
Par: Félix Côté
La majorité des résidents rencontrés nous ont expliqué qu’ils aimeraient avoir un consensus avant de critiquer la municipalité, ils rappellent que certaines cicatrices sont toujours présentes.
Louis Litalien se plaint de l’état du chemin Saint-Louis à Carleton-sur-Mer. Tout comme plusieurs autres résidents, il juge que la municipalité n’offre pas d’aussi bons services dans le secteur de Saint-Omer qu’à Carleton.
« On est carrément oublié, ignoré. Ça concerne non seulement la route de Saint-Louis, ça concerne le banc de Saint-Omer. On met beaucoup de fleurs à Carleton et je n’ai rien contre Carleton, c’est joli, touristique, mais il y a des gens qui payent des taxes ici », raconte-t-il.
La route Saint-Louis est empruntée par de nombreux camions d’exploitation forestière, ce qui demande plus de besoins en termes d’entretien de la route.
« Il y a des normes de dommage à la route présentement. C’est impensable, c’est simplement un manque de respect envers les citoyens de la part de Carleton », juge M. Litalien.
Le dossier Saint-Louis est complexe et il n’y a pas de consensus citoyen. Certains d’entre eux sont satisfaits du statu quo. D’autres jugent que la ville devrait prendre en charge le secteur, notamment pour des enjeux de sécurité.
« C’est certain que ce n’est pas tout le monde qui pense de la même manière. Il y a des gens de Saint-Louis qui sont heureux qu’il n’y ait pas de service parce que lorsqu’on parle de l’administration des services, il faudrait qu’il y en ait. Il n’y a pas d’administration, il n’y a seulement pas de service à Saint-Louis », mentionne le résident du secteur St-Louis, Raynald Ferland.
Selon ce citoyen, l’exploitation du territoire est bénéfique et Carleton devrait le voir comme une opportunité de développer le secteur, et de trouver une meilleure voie de cohabitation. De son côté, Carleton n’a pas été en mesure de répondre à nos questions.
« Il y a des redevances que les compagnies forestières doivent payer pour ça, les redevances vents, elles servent à quoi? Un petit camion de calcium chaque jour, ça serait un strict minimum », se questionne M. Ferland.
La majorité des résidents rencontrés nous ont expliqué qu’ils aimeraient avoir un consensus avant de critiquer la municipalité, ils rappellent que certaines cicatrices sont toujours présentes.