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SÉMER : un maire exige des réponses

Publié le 17 septembre 2019 à 11:56, modifié le 17 septembre 2019 à 21:39

Par: Marie-Eve Cloutier

Le maire de Saint-Paul-de-la-Croix exige des réponses concernant l’implication financière de la MRC de Rivière-du-Loup dans la SÉMER. La MRC est actionnaire à 40 % de la Société d’économie mixte d’énergie renouvelable. Simon Périard souhaiterait notamment mettre la main sur les états financiers.

« Ce n’est pas d’hier qu’il y a des discussions et des interrogations au sujet de la SÉMER », souligne le maire, qui souhaite plus de transparence afin que les actionnaires puissent prendre des décisions éclairées concernant l’usine de biométhanisation.

Dans une lettre envoyée aux médias cet avant-midi, Simon Périard explique que les élus au sein du conseil de la MRC de Rivière-du-Loup, donc les maires des 13 municipalités locales sur le territoire, n’ont pas accès aux états financiers de la SÉMER. « Je les ai demandés par écrit à deux reprises au courant de la dernière année. On m’a clairement répondu que je ne les aurai pas. Quelque part, pour faire le suivi de notre investissement, ce sont des documents qui sont nécessaires », mentionne le maire Périard.

Il poursuit en affirmant que les orientations de la Société ont changé depuis sa création — on n’a qu’à penser au produit résultant de la biométhanisation de la matière organique envoyée à l’usine qui sera désormais du gaz naturel comprimé plutôt que du gaz naturel liquéfié — et que la consultation des actionnaires est absente lors de ces prises de décision.

Le maire rappelle également dans sa lettre que l’argent investi dont il est question ici provient de fonds publics. La MRC et la Ville de Rivière-du-Loup sont actionnaires à la hauteur de 40 % chacune ; le 20 % restant appartient à Terix-Envirogaz, un partenaire privé.

En plus des états financiers, Simon Périard souhaiterait également mettre la main sur les études qui avancent que le projet de transporter le gaz produit par camion vers l’usine d’Énergir, la plus proche étant située à Lévis, est bénéfique du point de vue environnemental. « Et alors que le gaz produit pour le moment est brûlé, pourquoi ne pas l’utiliser afin de chauffer une serre qui permettrait de produire localement des légumes ? » suggère le maire de Saint-Paul-de-la-Croix.

Le préfet réplique

« Il faudrait que le maire Périard pose ses questions non pas sur la place publique, mais à la bonne place, c’est-à-dire lors des conseils de la MRC », lance Michel Lagacé en réponse à CIMT Nouvelles concernant la missive du maire de Saint-Paul-de-la-Croix.

Le préfet perçoit le geste de Simon Périard comme un manque de loyauté envers les élus siégeant au sein du conseil de la MRC de Rivière-du-Loup. Michel Lagacé stipule que ces derniers ont eu accès à des chiffres, mais que des copies papier des états financiers n’ont pas été distribuées. Il ajoute que le gaz naturel comprimé, qui sera acheté par Énergir une fois produit, ne sera pas transporté par camion jusqu’à Lévis comme prétend le maire, sans préciser le lieu pour le moment.

Concernant le conflit quant au rôle du préfet de la MRC, qui agit également à titre de président du conseil d’administration de la SÉMER, un autre élément soulevé dans la lettre du maire Périard, Michel Lagacé n’y voit pas là un problème, mais plutôt un avantage. « Qui est-ce qu’on choisit sinon comme président ? On va envoyer le partenaire privé qui détient 20 % de la machine pour assurer la présidence ? Ce n’est pas parce qu’on garde des informations privilégiées, de façon non publique, qu’on n’agit pas dans l’intérêt de nos populations », fait valoir Michel Lagacé.