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Saint-Quentin : un projet d’érablière sur pause dans la capitale de l’érable

Publié le 4 juin 2026 à 16:21, modifié le 4 juin 2026 à 17:06

Par: Pierre-Marie Nicolas

À Saint-Quentin, un couple a mis ses économies dans un projet d’érablière de 18 000 entailles. Mais un blocage administratif vient de tout mettre sur pause.

Cindy Laplante et Patrick Poirier ont passé l’hiver à préparer le terrain. Les poteaux électriques de NB Power sont en place, le branchement est prévu, le ciment devait couler en juillet, l’entrepreneur était prêt à construire la cabane. Puis tout s’est figé.

Pour délivrer le permis de construction, la Commission des services régionaux Nord-Ouest exige un permis d’accès du ministère des Transports. Or, le ministère n’en délivre plus depuis environ un an.

Cindy Laplante décrit un échéancier qui avance sans que le chantier puisse suivre : branchement électrique prévu, ciment attendu en juillet, entrepreneur prêt à construire. Tout est sur pause. Mais sans permis de construction, les banques refusent de prêter. Le couple finance seul depuis le début.

« On a quand même des gros montants d’investi. Il en reste à investir. Et ça nous bloque, on ne peut pas recevoir d’argent des banques parce qu’on n’a pas notre permis de construction. Mais de notre poche on a au moins investi proche de 200 000 $. », Patrick Poirier, propriétaire, Érablière Poirier & Fils

Les deux organismes se sont renvoyé la balle. Selon Cindy Laplante, le MTI leur a indiqué que le chemin est désaffecté depuis 2020 et qu’il ne délivre plus de permis d’accès depuis environ un an. La CSR exige tout de même ce document pour aller de l’avant. Elle doit s’assurer que l’accès au nouveau projet est sécuritaire, conforme aux normes et approuvé par les autorités routières.

 

Ce même chemin dessert pourtant quatre résidences permanentes et plusieurs érablières établies, dont l’érablière Martel, une station de l’érablière Levesque et quatre autres opérations plus loin.

« Le chemin tout le monde le prend ce chemin-là. (…) On ne veut pas habiter ici et résidentiel. On veut construire une érablière qui rapporte à la municipalité. », Cindy Laplante, copropriétaire, Érablière Poirier & Fils

Chaque semaine perdue rapproche la limite. Pour être prêts au printemps prochain, les travaux doivent démarrer cet été.

Patrick Poirier prévient : si le dossier ne se débloque pas rapidement, le projet accusera des pertes financières et des délais qui rendront impossible une mise en service pour le printemps prochain.

« On dort plus trop, je te dirai. On est stressé parce que c’est des gros chiffres quand même. Comme mon conjoint disait on a beaucoup investi déjà de nos poches. Et puis là tout va bien tout est bon sauf ça. » , Cindy Laplante.

La municipalité de Saint-Quentin rencontre le ministère des Transports en début de semaine prochaine. Le MTI n’avait pas répondu aux demandes de CHAU TVA au moment de la diffusion.