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Hôpital de La Malbaie : la première ministre donne le feu vert

Publié le 4 juin 2026 à 16:58, modifié le 4 juin 2026 à 16:58

Par: Jean-Baptiste Leveque

La première ministre du Québec, Christine Fréchette, était à La Malbaie cet après-midi pour annoncer en grande pompe la réalisation du nouvel hôpital. Elle donne officiellement le feu vert à la construction. Elle a qualifié cette décision d’irréversible.

« Je suis ici en fait pour donner le feu vert à l’agrandissement et à la modernisation de l’hôpital de la Malbaie », a annoncé la première ministre du Québec, provoquant une salve d’applaudissements.

C’est donc un grand jour pour Charlevoix. Après plus de quinze ans de promesses d’un hôpital agrandi et modernisé, plusieurs annonces et retards, le rêve devient enfin réalité.

Le maire de La Malbaie et préfet de la MRC de Charlevoix-Est, Michel Couturier y a « toujours cru, pour une raison : il y avait de la vétusté dans ce bâtiment-là. Il
y a une équipe de travail importante. C’est un hôpital qui dessert une partie de la Côte-Nord, tout le secteur de Charlevoix. 150 km des centres universitaires. Alors il y avait un besoin. »

Les sceptiques ont été confondus, notamment par la députée de Charlevoix-Côte-de-Beaupré, Kariane Bourassa. « J’ai le goût de vous dire : je vous l’avais dit », a-t-elle lancé avec une pointe d’humour.

La députée Bourassa estime surtout que c’est le travail de toute une communauté qui a porté fruit. « C’est tellement d’heures de travail, donc l’aboutissement, le fait qu’on annonce finalement que c’est irréversible, qu’on va de l’avant, que les pépines vont être là d’ici quelques jours à peine. Alors pour moi, c’est tout un soulagement. Je suis très très fière du legs que je vais laisser. »

Le budget du projet a été rehaussé à 364 M$, la livraison prévue en 2031. Le bâtiment passera de 8 000 à 19 000 mètres carrés. Un gain pour les patients, mais aussi les travailleurs.

« On va gagner des environnements beaucoup plus sécuritaires, beaucoup mieux adaptés. D’avoir un environnement aux normes mieux adaptées pour offrir des soins, c’est définitivement avantageux pour la rétention et la rétraction », affirme Patrick Duchesne, PDG du CIUSSS de la Capitale-Nationale.

Le gouvernement n’a pas voulu se commettre dans le dossier de l’IRM mobile. Le Dr Jean-Luc Dupuis, l’un des premiers à avoir réclamé la modernisation, est resté sur sa faim.

« On a annoncé un contenant. On n’a pas annoncé de contenu. Pour moi, comme médecin, et mes futurs collègues, et nous qui avons travaillé, nous avons milité pour toujours augmenter le contenu, comme la résonnance magnétique, la chirurgie, la radiologie », déplore l’omnipraticien sénior.

Les appels d’offres pour les travaux devraient être lancés en juillet. Les premières pelles mécaniques s’activeront cet automne.