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Rupture de service en obstétrique : la députée Amélie Dionne réagit aux inquiétudes

Publié le 26 juin 2024 à 16:57, modifié le 27 juin 2024 à 10:45

Par: Coralie Morency

Les élus et les médecins souhaitent l’intervention de la députée Amélie Dionne concernant la fermeture du département d’obstétrique à l’hôpital de Notre-Dame-du-Lac. Elle a réagi aux inquiétudes et tente de trouver des solutions pour rétablir le service.

La situation est préoccupante au Témiscouata et la députée Amélie Dionne en est consciente. « C’est pour assurer une certaine prévisibilité pour les futures mamans qui devront accoucher cet été. Je pense qu’un corridor en continu vers Rivière-du-Loup était la solution la plus efficace et la plus bénéfique », explique la députée de Rivière-du-Loup-Témiscouata.

Des efforts sont faits pour la création d’équipes volantes publiques. Plus de 1200 candidatures ont été reçues dans l’ensemble du Québec jusqu’à maintenant. « Il faut le rappeler l’équipe volante va servir à venir renforcer le réseau, surtout dans l’ensemble des régions dont la nôtre », assure Amélie Dionne.

Selon elle, les futurs travaux à l’unité d’urgence de l’hôpital de Notre-Dame-du-Lac sont une solution prometteuse. « Je pense que la solution va passer beaucoup par cette réorganisation-là, qui va permettre une meilleure flexibilité, une meilleure agilité des infirmières », ajoute-t-elle. De son côté, la médecin-chef au service de périnatalité du Témiscouata, Dre Mireille Dionne croit que ces travaux devraient débuter. « Il faut que ça se fasse à moyen court terme, mais j’ai hâte de le voir se réaliser parce qu’on commence à ne plus trop y croire. »

Plusieurs infirmières de firmes privées ont démissionné récemment et d’autres ont annoncé leur départ en raison de la loi qui limite l’utilisation de la main d’œuvre indépendante. « On comprend que la main-d’œuvre indépendante n’est pas la solution à long terme. Par contre, là on a un problème à court terme et de nous enlever ça, ça nous nuit énormément », déclare Dre Mireille Dionne. « Le personnel est super mobilisé et motivé à faire en sorte que les soins marchent, mais ils veulent de l’écoute, puis ils veulent avoir la possibilité d’offrir les soins à la hauteur de ce qu’ils sont capables d’offrir », ajoute Dre Émilie Desrosiers, chirurgienne au bloc opératoire de l’hôpital de Notre-Dame-du-Lac.

Des services d’hébergement sont offerts aux femmes qui sont sur le point de donner naissance à l’hôpital de Rivière-du-Loup. Ce sera un véritable casse-tête pour des familles témiscouataines. « Si elles ont des enfants plus vieux, elles les amènent avec eux autres ? Est-ce que le conjoint manque le job pour être là-bas avec eux? Si elles les amènent et que le conjoint n’est pas là, qui va les garder quand elles vont aller accoucher? Si elles ne les amènent pas, qui va s’en occuper pendant qu’elles ne sont pas là à la maison? », se questionne Dre Mireille Dionne.

Dre Émilie Desrosiers rappelle qu’il est possible d’exprimer son mécontentement face à la situation. « Les femmes enceintes, si vous vous sentez lésées dans votre droit d’avoir vos soins de proximité, n’hésitez pas, il y a un formulaire de plainte sur le site du CISSS Bas-Saint-Laurent ».

Amélie Dionne assure qu’il s’agit d’une mesure temporaire et qu’elle travaille fort pour rétablir le service à Notre-Dame-du-Lac.