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Rapport annuel de la DPJ : La violence conjugale comme compromission à part entière

Publié le 18 juin 2024 à 16:49, modifié le 18 juin 2024 à 17:10

Par: CIMTCHAU

Le département de la protection de la jeunesse dévoilait aujourd’hui son bilan annuel. Bien que 2024 ne soit pas terminée, l’objectif du département est de promouvoir une gamme d’outils pour soutenir et protéger les enfants exposés à de la violence conjugale.

Ce bilan présenté à la mi-année avait pour objectif de considérer l’exposition d’un enfant à la violence conjugale comme cause de signalement à part entière. Les effets de l’exposition directe ou indirecte à de tels abus ont obligatoirement des effets néfastes sur le développement du jeune.

« Donc tout ce qui est en lien avec les chocs post-traumatiques, le stress post-traumatique. On peut avoir aussi, des liens directs au niveau des risques des abus physiques problématiques au niveau des comportements, au niveau scolaire. », explique Jenny Cloutier, adjointe au département de la Côte-de-Gaspé.

La région de la Gaspésie-Îles-de-la-madeleine a connu une augmentation de 5% de signalements, avec près de 680 signalements retenus sur le territoire pour 2000 traités.

La directrice du département, Michelle Frenette, a tenu a expliqué cette hausse :  « Quand on a une augmentation de signalement, ce n’est pas nécessairement négatif, c’est-à-dire que oui, ça peut refléter une détresse de notre société. Ça, c’est clair, des enfants en détresse. Par contre, ça peut aussi refléter une population et un filet de sécurité beaucoup plus grand qui veulent appeler pour dire on est préoccupé d’un enfant. »

Les 0-12 ans représentent plus de 70% des cas retenus et dans plus de la moitié des cas, les enfants peuvent rester dans leur milieu familial ou sont confiés à un tiers significatif. La directrice souligne cependant un manque de famille d’accueil.

« Vous savez on tente en tout temps d’éviter un déplacement d’un enfant en famille d’accueil, mais ça arrive qu’on doive déplacer un enfant en famille d’accueil pour le protéger, pour le supporter, pour l’aider. Donc actuellement, c’est un très grand besoin. On a besoin de famille, on a besoin de gens qui veulent s’investir auprès des enfants », ajoute Michelle Frenette.

Des données restent encore à être récoltées en ce qui concerne les cas d’enfants exposés à de la violence conjugale. Des programmes de sensibilisation et des services d’aide aux parents sont déployés afin de prévenir l’implication de la DPJ.

« Le service de la DPJ est un service d’exception, c’est une Loi d’exception et on doit tout tenter pour réussir pour éviter la compromission chez un enfant. Donc on va intervenir lorsque c’est absolument nécessaire. », souligne la directrice.