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Rage au volant : André Dufour écope d’une probation de deux ans

Publié le 30 août 2019 à 18:25, modifié le 30 août 2019 à 18:34

Par: Marie-Eve Cloutier

André Dufour était de retour au palais de justice de Rivière-du-Loup aujourd’hui afin de recevoir sa sentence dans une affaire de rage au volant. Trois ans après l’incident, il écope finalement de deux ans de probation.

André Dufour doit s’abstenir d’entrer en contact avec sa victime. Le juge Martin Gagnon lui a également imposé un suivi serré auprès d’un psychologue. L’accusé devra aussi faire un don de 2000 $ à l’organisme Trajectoires Hommes du KRTB, qui vient en aide aux hommes qui désirent modifier leurs comportements violents.

Rappelons qu’André Dufour a été déclaré coupable de voies de fait causant des lésions corporelles à l’endroit d’une dame âgée plus tôt cette année. Les faits remontent au mois d’août 2016. André Dufour était en vacances avec sa conjointe au Kamouraska. La victime dans cette affaire, Gisèle Boulanger, a klaxonné l’accusé afin d’éviter une collision lorsque ce dernier lui a bloqué la voie avec son véhicule récréatif en reculant, non loin de la Poissonnerie Lauzier.

Insulté, l’accusé a ensuite suivi la dame, âgée de 68 ans à l’époque, jusqu’au bureau de poste. Il est sorti de son véhicule, a injurié et même bousculé la victime qui est tombée à la renverse. Mme Boulanger s’est retrouvée avec un os de la cheville fracturée. Elle en conserve des séquelles encore aujourd’hui.

Problèmes d’impulsivité, dit le juge

La défense aurait préféré une absolution conditionnelle dans cette affaire. L’accusé disait craindre de perdre son emploi en cas de condamnation. André Dufour est appelé à voyager à l’extérieur du pays pour son travail.

Au moment de rendre sa sentence, le juge Martin Gagnon a souligné que les antécédents criminels de l’accusé ne l’ont pas empêché de voyager ces deux dernières années. André Dufour a été accusé de méfait et de voies de fait avec lésions dans le passé, mais a reçu une absolution. Ces antécédents ont été considérés comme des facteurs aggravants.

Le juge a indiqué que l’accusé a visiblement de la difficulté à gérer ses émotions. Il a enchaîné en soulignant qu’il nie toujours d’ailleurs les gestes qu’il a posés. Il a terminé en mentionnant que le risque de récidive est toujours présent.