Québec revoit ses règles près des chemin de fer: « C’est un soulagement »
Publié le 19 août 2025 à 17:23, modifié le 20 août 2025 à 08:43
Par: Jasmin Guillemette
Québec a revu ses règlements concernant le développement résidentiel à proximité des chemins de fer. Les ministères des Transports et des Affaires municipales ont changé les distances à respecter des nouvelles constructions.
Ce sont des mesures qui donnent un second souffle aux municipalités. C’est notamment le cas de Trois-Pistoles dont le cœur de la municipalité est traversé par une voie ferroviaire. Un projet de développement domiciliaire était sur la table, mais avec ces limitations,il était difficile de le mettre en place.
Près du chemin de fer, plusieurs terrains sont encore vacants. Mais dans les plans de la Ville de Trois-Pistoles, de nouvelles résidences y seraient érigées pour accueillir des nouvelles familles. Les anciennes règlementations empêchaient toute nouvelle construction à 300 mètres du chemin de fer et à 1000 mètres des gares pour éviter les contraintes sonores et de vibration. « Ça aurait énormément affecté la valeur de ces propriétés-là. Ça aurait été très dissuasif d’intégrer ces contraintes-là pour l’achat, dans la valeur des propriétés », explique Philippe Guilbert, maire de Trois-Pistoles.
« Je pense que Québec proposait des choses extrêmement sévères. Quand on parle de 1000 m, on sortait de la ville, ça n’avait pas de bon sens. Il ne resterait plus d’huile à Trois-Pistoles qui vaudrait la peine d’être développé », renchérit le préfet de la MRC des Basques, Bertin Denis.
Dans un document publié par le ministère des Transports. Québec modifie le cadre des marges minimales de recul à 30 mètres des voies ferrées et à 300 mètres des gares. Pour Trois-Pistoles, c’est une victoire puisque le tiers de son territoire aurait été limité dans ses projets résidentiels. Maintenant, il appartient aux MRC d’encadrer les différentes normes dans leur schéma d’aménagement du territoire.
« C’est un soulagement pour nous. Je sais que dans d’autres municipalités, dans d’autres régions du Québec, c’est différent. Pour l’ensemble du bas, Saint-Laurent, c’est positif », continue M. Guilbert.
La Table régionale des élus du Bas-Saint-Laurent avait effectué des pressions et des représentations afin que Québec revoie ces limites.
« Enfin, on en a gagné une. Ça n’arrive pas souvent qu’on en gagne. On en perd plus qu’on en gagne, raconte Bertin Denis. Ça a fait comprendre au gouvernement la réalité des choses. »
Du côté de la municipalité de Saint-Simon-de-Rimouski, le maire souhaite examiner si de possibles ensembles résidentiels peuvent voir le jour près du chemin de fer.