Que réserve 2026 pour nos entreprises?
Publié le 20 février 2026 à 16:55, modifié le 20 février 2026 à 16:58
Par: Charles Boisvert
À quoi les entreprises du Bas-Saint-Laurent doivent-elles se préparer pour 2026? Plusieurs conférenciers ont tenté de répondre à la question ce matin dans le cadre d’un déjeuner-conférence organisé par la Chambre de commerce de la MRC de Rivière-du-Loup.
Les défis sont nombreux : le contexte économique avec les États-Unis, la main-d’œuvre et l’inflation pour ne nommer que ceux-là. Mais les entrepreneurs demeurent optimistes.
Aux dires de certains entrepreneurs, 2025 aura été une année tumultueuse. Maintenant, ils veulent tourner la page et regarder vers l’avant.
« 2026 va être une année où les gens vont regarder un peu plus haut vers l’horizon, vont prendre des décisions en fonction d’un futur un petit peu plus éloigné que juste ce qu’on entend parler à tous les jours dans les médias sur ce qui se passe aux États-Unis », affirme Jean-Yves Bourgeois, premier vice-président, Services aux entreprises au Mouvement Desjardins.
Parce que le contexte économique avec les Américains continue d’inquiéter certaines entreprises.
« Agissons sur ce qu’on peut contrôler, et je trouve que c’est ça le plus beau message qu’on peut avoir pour rassurer les gens en région », mentionne une participante retraitée de chez Premier Tech.
« Il faut être créatif. Il faut chercher des opportunités et non penser juste au contexte géopolitique », ajoute un autre participant.
« Focuser sur ce qu’on contrôle »
Jean-Yves Bourgeois estime que dans cette situation, les entreprises se doivent d’être créatives et de diversifier leurs marchés en explorant par exemple l’Europe et l’Asie.
« C’est qui se passe au Sud, on ne le contrôle pas. Il faut focuser sur ce qu’on contrôle. C’est quoi vos voies de croissance hors États-Unis si ça vous impacte beaucoup? Est-ce qu’il y a des secteurs d’activité différents qu’on peut toucher? », indique Jean-Yves Bourgeois.
« Moi je pense qu’il faut être prudent. Monsieur Trump n’est pas éternel. À un moment donné, il va partir et je pense que la relation canado-américaine va revenir comme elle l’a déjà été », soutient Bernard Généreux, député fédéral conservateur de Côte-du-Sud—Rivière-du-Loup—Kataskomiq—Témiscouata.
Autre obstacle majeur : la pénurie de main-d’œuvre. L’abolition du Programme de l’excellence québécoise est venue fragiliser plusieurs entreprises. Selon Jean-Yves Bourgeois, il n’existe pas de solution miracle à court terme.
« C’est un enjeu qu’il faut gérer, alors, gérons-le. Essayons de trouver des voies de passage différentes dans nos processus, dans notre productivité, trouver des solutions à l’extérieur, mais il faut faire avec. C’est un problème structurel », explique-t-il.