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Projet minier à Dalhousie : des citoyens demandent la démission du maire

Publié le 24 septembre 2024 à 13:36, modifié le 25 septembre 2024 à 09:35

Par: Félix Côté

Des citoyens opposés au projet de mine de pouzzolane ont réclamé haut et fort la démission du maire de Baie-des-Hérons hier lors du la réunion du conseil. Les nombreuses personnes présentes ont déploré un manque de transparence envers la population.

« J’ai l’impression qu’il y a beaucoup de confusion », lance Kurk Guitard résident de Dalhousie.

Malgré la cohue entourant le projet de mine, peu de réponses ont été données par les élus.

« Quelle base rationnelle avez-vous utilisée pour décider où seront permises les exploitations? Près de votre maison, près des garderies, près des parcs, près des écoles, de nos enfants, près de nos fermes, près de nos rivières ou de nos résidences, la liste continue », questionne la résidente et ancienne employée municipale Gail Fearon.

La ville de Baie-des Hérons a récemment modifié son plan d’urbanisme, notamment la règlementation sur l’exploitation de ressources naturelles.  Hier, des citoyens ont de nouveau dénoncé la possibilité  d’une mine de pouzzolane sur leur territoire,  craignant des impacts néfastes. Ils demandent le ralentissement du projet, une meilleure protection contre les entreprises d’exploitation et des garanties. Le conseil est resté silencieux tout au long de la rencontre.

« Ils veulent nous sacrifier, si vous pensez qu’on va se laisser faire. Vous avez besoin de retourner à l’école parce qu’on l’a fait il y a 20 ans,. tous ensemble, Française, Anglaise, Québécoise, on a gagné et on va encore gagner cette fois », s’exclame ce militant anti-mine.

Malgré les nombreux témoignages de citoyens inquiets, le maire Normand Pelletier a tranché en faveur de l’avancement du projet en acceptant les recommandations de la Commission de services régionaux. Les citoyens présents ont demandé sa démission. Certains critiquent sa proximité avec le parti conservateur de la province et croient à un conflit d’intérêts.

« Un maire dont la légitimité est un peu douteuse. Il se présente pour les conservateurs du Nouveau-Brunswick (…) C’est un parti qu’on sait captif de la famille la plus riche de la province, qui exporte les capitaux des ressources dans un paradis fiscal. Même le premier ministre, c’est un ancien vice-président de la compagnie », ajoute le porte-parole du groupe Environnement vert plus, Pascal Bergeron.

Des citoyens soutiennent que le projet de mine serait en contradiction avec d’autres règlements municipaux, notamment la planification stratégique et les politiques environnementales.

« On n’a pas eu grand garantie à soir, on croyait avoir mieux que ça, mais on a entendu les gens parler et disons que c’est encourageant pour ceux qui sont contre », mentionne le résident de Dalhousie, Roger Pitre.

La ville est restée totalement muette et n’a répondu à aucune question. La Commission de services régionaux a également refusé de nous accorder une entrevue.