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ÉcoRock Dalhousie abandonne son projet d’agrégat

Publié le 11 décembre 2025 à 15:14, modifié le 11 décembre 2025 à 15:15

Par: Marion Lavergne

ÉcoRock Dalhousie abandonne son projet de commercialisation d’agrégat. L’entreprise a préféré concentrer ses efforts sur l’exploitation de la pouzzolane.

La pouzzolane, une pierre volcanique, est la principale source de revenus d’Écorock Dalhousie. La décision de mettre la commercialisation des agrégats sur la glace a été rendue publique en juillet dernier.

« Le modèle agrégat est un peu marginal. Donc, avec les incertitudes économiques côté américain, on a décidé de suspendre la partie agrégat », nous explique Francis Forlini, directeur général d’ÉcoRock Dalhousie.

L’idée n’est pas complètement éliminée, mais écartée pour le moment. L’entreprise privilégie en premier lieu l’extraction de la ressource propre à la région.

« L’agrégat, c’est le produit de base. Sa valeur est tellement haute. C’est un produit qu’il y a pas mal partout. Tandis que le produit final, la pouzzolane, il n’y en a pas partout. Il y a un endroit dans notre région qu’on sait, Baie-des-Hérons, secteur Dalhousie », renchérit Denis McIntyre, maire de Baie-des-Hérons.

L’entreprise concentrera ses efforts sur l’extraction de pouzzolane, qui pourrait s’élever à 1,5 million de tonnes par année dans le secteur.

« La partie agrégat était pour financer la partie pouzzolane, parce que c’est vraiment ce qui nous intéresse et qui est plus payante, si on peut dire. Parce que la partie agrégat, c’est quand même un plan d’affaires qui est marginal. Peut-être qu’on n’ira même pas au niveau des agrégats, si la pouzzolane fonctionne bien », souligne M. Forlini.

L’abandon du volet agrégat ne nuit pas vraiment aux activités de l’entreprise. Écorock pourra poursuivre l’extraction de la pouzzolane.

« Il faut qu’on fasse une partie concassage pour arriver à la partie pouzzolane. Donc, la partie concassage demeure. Ça ne nous retarde pas, ça ne nous avance pas, ça fait partie d’une continuité. Maintenant, c’est juste la partie, le volet commercial qui tombe au niveau des agrégats », termine le directeur général.

Un des objectifs d’ÉcoRock cette année est de poursuivre son étude d’impacts, incluant une évaluation de l’incidence des activités projetées sur les nappes phréatiques. L’évaluation devrait être remise au ministère de l’Environnement du Nouveau-Brunswick d’ici juin prochain.