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Procès Doiron : contre-preuve autorisée, plaidoiries à l’automne

Publié le 18 juin 2026 à 17:17, modifié le 18 juin 2026 à 17:17

Par: Pierre-Marie Nicolas

La preuve de la défense est close au procès de l’ex-porte-parole de la Sûreté du Québec Claude Doiron. Mais la Couronne a présenté deux témoins supplémentaires en contre-preuve en réponse au témoignage de l’accusé mercredi.

Les plaidoiries pourraient finalement débuter cet automne, le 18 novembre. Demain, les parties sont attendues au palais de justice de Percé. La couronne a prévu de faire entendre deux autres témoins dans cette contre-preuve.

Le procureur a demandé l’autorisation de présenter une contre-preuve importante à ses yeux. Demande que le juge Lortie a autorisé mais sous réserve. Au moment du délibéré, il décidera s’il en tient compte ou non. Il a reconnu que la décision n’était pas facile, mais a évoqué des considérations d’ordre pratique : le temps.

Dans cette contre-preuve, la poursuite cible plusieurs éléments qu’elle considère au cœur de la stratégie de la défense. D’abord, la couleur du véhicule. La plaignante a décrit dans ces souvenir que l’accusé conduisait une voiture rouge au moment des faits allégué à l’été 1988. Claude Doiron et sa conjointe ont présenté une Datson B210 bleu ciel acheté en 1986.

Le témoin présenté par la Couronne cet après-midi se souvient d’une voiture rouge qui aurait appartenu à la mère de Claude Doiron. Enfin troisième élément : l’alibi de Doiron lui-même. Il a affirmé hier devant le juge Lortie ne plus se rendre chez un proche qui habite dans la région à partir de 1984. Le premier témoin entendu cette après-midi raconte le contraire. Il se souvient avoir vu Claude Doiron a plusieurs reprises après 1984 dans cette même région. Il l’aurait même accueilli chez lui. Il rapporte avoir entendu Doiron dire durant un été, qu’il trouvait la plaignante je cite « terriblement belle ». Phrase qui l’aurait marqué à l’époque.

En réponse, la défense craint de l’impact de cette conversation sur la valeur du témoignage du premier témoin. Me Boucher a demandé d’avoir l’ensemble des discussion familiales. Elles aborderaient de manière très détaillée le contenu des témoignages entendu durant le procès. Le contre-interrogatoire va se poursuivre demain matin.