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Pratiquer le tennis malgré une déficience visuelle

Publié le 9 août 2018 à 17:56, modifié le 9 août 2018 à 17:58

Par: Vincent Lanoie

Un adolescent non-voyant de St-Pascal fait preuve d’une détermination exemplaire. Grand passionné de tennis depuis des années, Samuel Ouellet parvient à retourner des balles malgré son handicap.

Depuis 2 ans, Samuel Ouellet pratique le tennis malgré sa déficience visuelle. Au tout début, l’adolescent devait utiliser des balles sonores pour pouvoir les repérer sur le terrain. Depuis quelques semaines, Samuel réussit à retourner des balles de tennis standards, même s’il repère la balle à la toute dernière seconde.

«Je n’ai pas une vue de loin, je vois seulement la balle quand elle arrive vers moi. Dès qu’elle arrive vers moi, il faut tout suite que je frappe», explique Samuel.

L’entraîneur de Samuel a dû adapter ses exercices pour l’aider à se développer à son rythme. Il se dit très fier du développement de son protégé.

«Le cours où justement on a réussi à frapper de vraies balles, je le sentais la fierté était présente. Non seulement pour lui, mais pour moi aussi», souligne son entraîneur et aussi professeur en éducation physique au Collège de La Pocatière, Charles-Antoine Dionne.

Charles-Antoine Dionne est professeur d’éducation physique durant l’année scolaire. Travailler avec Samuel lui permet d’améliorer ses techniques d’enseignement.

«Ça m’aide beaucoup à mon enseignement personnellement, parce qu’avec Samuel je dois me centrer beaucoup sur des explications imagées, c’est là, la plus grande différence», explique M. Dionne.

Le père du jeune homme de 15 ans se réjouit de voir son fils s’épanouir dans un sport qui le passionne.

«Pour une personne aveugle, il faut quand même qu’elle cible les sports qu’elle peut faire. Puis il vient de trouver un sport unique, à sa couleur à lui, puis je trouve qu’il se démarque et il se distingue. Je pense que ça le propulse dans sa réalisation personnelle. Nous en tant que parent, c’est juste ça qu’on demande», raconte le père du jeune homme, Francis Ouellet.

Samuel avait un message à transmettre aux gens qui hésiteraient à pratiquer leur passion en raison d’un handicap.

«Il y a toujours moyen de progresser dans un sport même si on n’a pas la capacité comme les voyants. Même si on a un handicap on est capable de faire les mêmes sports, mais avec une petite adaptation», a expliqué Samuel.

Samuel démontre qu’avec sa passion pour le tennis et sa détermination, tout est possible. Il suffit juste d’y croire.