Plaquettes de frein B.B : l’entreprise de Gaspé déclare faillite
Publié le 11 novembre 2025 à 17:17, modifié le 11 novembre 2025 à 17:24
Par: Eva Thomas
Mauvaise nouvelle pour l’entreprise Plaquettes de frein B.B. à Gaspé. La PME a dû mettre la clé sous la porte la semaine dernière. Une décision prise après plusieurs mois de difficultés économiques, reliées notamment aux mesures protectionnistes américaines.
C’est une porte close pour une entreprise gaspésienne évoluant dans le secteur de l’éolien, Plaquettes de frein B.B., en faillite depuis le 3 novembre dernier.
Contacté par téléphone, le président, Christian Babin n’a pas souhaité donner d’entrevue face caméra. Attristé par la situation, il déclare dans un communiqué « avoir tout tenté pour préserver les emplois et maintenir les activités ». Dans son communiqué, le président précise aussi être « fier du travail accompli par les employés au fil des années. » Au total, ils étaient 8 à y travailler.
« Quand je vois un gars comme Christian Babin qui a investi énormément de temps, d’énergie, d’argent dans une aventure comme celle-là pour développer un fleuron, créer un produit extrêmement spécialisé qui est en train de gagner toutes les parts de marché possible à l’échelle planétaire et de voir que sous le coup des menaces tarifaires de Trump, toute l’incertitude crée aux États-Unis, de voir que le chiffre d’affaires à dû baisser malgré lui en flèche et pousser l’entreprise vers la faillite, ca fait mal au cœur. » – Daniel Côté, maire de la Ville de Gaspé
Si l’entreprise spécialisée dans les plaquettes de frein pour les pales éoliennes s’était ouverte au marché européen, 80% des ventes étaient expédiées au voisin américain. Deux contrats arrivant à terme en juillet dernier n’ont pas été renouvelés. Une perte qui a fait chuter de 45% les ventes. Reconnue pour sa technologie de pointe, l’entreprise souhaitait se diversifier.
« Les plaquettes de frein de très haute performance qu’ils ont conçu, qu’ils ont design, qu’ils ont fait avancer, qu’ils ont fait certifié par les plus gros acheteurs possibles sur la planète dont General Electrics, qui ont d’immenses parcs éoliens partout dans le monde. Cette technologie là qui avait été développée pouvait aussi servir par exemple au niveau ferroviaire, au niveau de grues maritimes, au niveau aéronautique parce que l’on était vraiment dans la très haute performance. » – Daniel Côté, maire de la Ville de Gaspé
Les dettes de l’entreprise étaient estimées à près de 1,8 million de dollars. Christian Babin précise qu’il est ouvert à toute discussion avec les repreneurs qui se manifesteraient.