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Payer pour réduire les moustiques : le pari réussi de Saint-André-de-Kamouraska

Publié le 24 juillet 2024 à 16:35, modifié le 24 juillet 2024 à 17:04

Par: CIMTCHAU

Depuis 2017, le village de Saint-André-de-Kamouraska, situé dans le Bas-Saint-Laurent, déploie des pièges pour réduire le nombre de moustiques. Cette initiative, reconduite chaque année, est grandement appréciée par les citoyens.

Chaque été, les moustiques reviennent en force dans ce village, rendant la vie extérieure difficile pour les résidents. Pour contrer cette invasion, la municipalité a installé des nichoirs dans tout le village. Ces pièges capturent les moustiques femelles en utilisant de l’octénol. 

Mais qu’est-ce que l’octénol?

«C’est un produit à base de champignons. La machine limite l’odeur de la peau et de la transpiration humaine », explique Jacques Bodart, bénévole en charge des installations à Saint-André-de-Kamouraska.

Alors que d’autres municipalités utilisent des produits nocifs pour l’environnement, l’octénol est un alcool volatil naturel émis par de nombreuses plantes. Le but n’est pas d’éradiquer les moustiques, mais de contrôler leur nombre, car ils jouent un rôle crucial dans nos écosystèmes. «Ce n’est pas de l’éradication, c’est seulement un contrôle. Dans le village, on essaie qu’il y en ait moins et le marais, on n’y touche pas», précise M. Bodart.

Pour les résidents, ces 30 machines sont de véritables bénédictions. «C’est agréable, il n’y a plus de moustiques, on peut sortir dehors», confie un habitant. Un autre ajoute : «Quand on était sur la pelouse, on était infesté et c’était vraiment désagréable.»

Même avec une taxe de 80 $ pour entretenir ces nichoirs, les citoyens du village sont ravis de payer pour cette tranquillité. «Et ça ne vous dérange pas de payer des taxes pour cela?» a-t-on demandé à un résident. Sa réponse fut claire : «Pas du tout, je préfère ça aux moustiques!» (rires).

Le maire, Gervais Darisse, confirme l’approbation générale : «Il n’y a pas de citoyens qui nous ont dit : hey, arrêtez de taxer pour ça, on n’est pas satisfait.»

Et les chiffres parlent d’eux-mêmes : le nombre de moustiques dans le village a chuté drastiquement. «Dans le village, oui, on est passé de plus d’un million de moustiques à à peu près 400 à 500 000», affirme Jacques Bodart.

Gervais Darisse ajoute : «Ça ne les enlève pas tous, on se fait piquer une fois de temps en temps, mais c’est bien vivable.»