Patrimoine bâti : un été de recensement pour Rivière-du-Loup
Publié le 23 juillet 2024 à 16:03, modifié le 23 juillet 2024 à 16:29
Par: CIMTCHAU
Les citoyens de Rivière-du-Loup qui habitent une maison construite avant 1940 devront se préparer à une visite particulière cet été. Pas de panique, ce n’est pas un curieux, mais bien un stagiaire de la Ville, chargé de dresser un inventaire des édifices patrimoniaux.
Dorénavant, des nouvelles dispositions de la Loi provinciale sur le patrimoine culturel obligent toutes les municipalités à recenser les bâtiments d’intérêt patrimonial d’ici 2026. Julie Martin, gestionnaire des programmes culturels et patrimoniaux de Rivière-du-Loup, explique : « À la Ville de Rivière-du-Loup, il y avait déjà un inventaire qui datait d’il y a 20 ans dont à peu près 500 bâtiments qui avaient été recensés, mais on doit faire une mise à jour de tout ça. »
Pendant tout l’été, c’est Mathis Pelletier, un stagiaire en urbanisme à la Ville, qui met cette liste à jour. Il photographie les toits, les fenêtres, et prend des notes sur les divers aspects architecturaux des immeubles. Il a du pain sur la planche. Jusqu’à maintenant, il a répertorié plus de 200 bâtiments sur un total de 1000.
« Je me promène depuis quasiment trois semaines déjà dans les rues de Rivière-du-Loup. Je me promène sur les trottoirs, mon but, c’est que je prends en photo tous les bâtiments qui datent d’avant 1940, » raconte Mathis Pelletier.
Mais pourquoi donc dresser cet inventaire? « Pour le citoyen, c’est vraiment d’avoir une banque de données, de savoir comment intervenir et protéger nos bâtiments anciens, » précise Julie Martin.
Parce qu’être propriétaire d’un édifice patrimonial vient avec des avantages et parfois des inconvénients. Il faut être au courant de qu’est-ce qu’on achète aussi. « C’est sûr qu’il y a des règlements, et c’est correct qu’ils soient là parce que sinon, le patrimoine à moment donné, il y en aura plus, » ajoute un résident.
Un des résidents acquiesce, il faut parfois mettre la main dans sa poche pour conserver ces pans d’histoire. « Elle, ça lui a coûté, dans les six chiffres; 200 000 à peu près, pour une toiture en tôle. »
La Ville espère avoir ce recensement complet sur son site Internet d’ici 2026.