Pâtes et papiers: reproduire la réalité d’une usine pour les étudiants
Publié le 16 juin 2026 à 17:00, modifié le 16 juin 2026 à 17:00
Par: Jasmin Guillemette
Les étudiants du programme Pâtes et papiers à Rivière-du-Loup ont désormais accès à une véritable mini-usine. Le Centre de formation professionnelle Pavillon-de-l’Avenir a modernisé son laboratoire avec de nouveaux équipements, dont des machines de l’ancienne papetière F.F. Soucy.
Le local de pratique des étudiants en Pâtes et papiers permet de les plonger dans la réalité du métier. Le Centre de formation professionnelle a remodelé les cours, axés sur la théorie, pour laisser la place à plus de pratique. « Faire la pâte, travailler avec la pâte, et voir vraiment les tests que tu fais. Il faut que le jeune soit capable de voir l’impact », explique Gilbert Michaud, enseignant au Pavillon-del’Avenir.
La fermeture de l’usine de F.F. Soucy a eu des répercussions négatives sur le programme, avec une baisse des inscriptions. Mais les responsables assurent que les opportunités d’emploi ailleurs au Québec, ainsi que dans la région, sont grandissantes. Les entreprises sont en mode recrutement. « On a besoin de nouvelles ressources formées, soulève Eugène Mavoungou, coordonnateur de l’usine de BP Canada à Pont-Rouge. On tient à ce que la filiale de pâtes et papier continue pour garantie la faisabilité de nos opérations. »
« Ils sont en expansion. Par exemple, l’usine de Cabano, qui fait un produit de carton comme Amazon et que tout le monde connaissent. Ils sont en croissance. Ils sont en augmentation d’années en année », continue M. Michaud, ancien employé de F.F. Soucy.
Pendant que le secteur des pâtes et papiers se transforme, le centre de formation professionnelle a mis la main à la pâte pour innover. Il a acquis une formette dynamique. Un équipement qui produit du papier et du carton, tout en permettant de travailler les fibres, plutôt que de le faire à la main et de manière beaucoup moins précise. Un appareil nécessitant des investissements de 266 000$.
Le Groupe Lebel, qui a fait l’acquisition de l’ancienne usine de F.F. Soucy, a fait don de nouveaux équipements. Des plaques chauffantes, des balances, des appareils canadiens d’essaie d’égouttage et un appareil de tamisage à faible vicosité. reçues du Groupe Lebel, qui a fait l’acquisition de l’ancienne usine F.F. Soucy.
« C’est plus miniaturiser, mais on a des version XL quand on arrive en entreprise. C’est le même principe. Avec ce cours, on comprend les machineries. On comprend déjà leur fonctionnement en partant », témoigne Dave Roussel, un ancien étudiant.
La prochaine cohorte d’étudiants bénéficiera de ces nouveaux équipements qui leur permettront de se rapprocher du marché du travail. Au terme de leur parcours, le papier qu’ils apprennent aujourd’hui à fabriquer, servira même à imprimer un document important : leur diplôme.