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Climat de travail toxique : Marie-Eve Proulx démissionne de son poste de ministre

Publié le 4 mai 2021 à 12:01, modifié le 4 mai 2021 à 17:12

Par: Samuel Gosselin Belanger

Véritable bombe sur la scène politique, ce mardi. Visée par une accumulation d’allégations de harcèlement, la députée caquiste, Marie-Ève Proulx, a décidé d’abandonner ses fonctions ministérielles. Elle a informé François Legault de sa décision après une rencontre avec le premier ministre.

Elle a d’ailleurs fait son mea culpa sur son compte Facebook, en début d’après-midi.

« J’ai été très affectée par les allégations des derniers jours me concernant en lien avec mon comportement qui aurait blessé certains des membres de mon équipe. Je m’en excuse. J’ai mes torts (…) je suis fonceuse et exigeante », peut-on lire.

François Legault a mentionné qu’il était au courant du climat de travail difficile qui régnait au cabinet de madame Proulx, depuis l’an dernier. L’élue a eu l’aide d’un coach afin de l’aider à s’améliorer, mais ça n’a pas été suffisant. Une démission « d’un commun accord » avec le premier ministre.

« On peut être exigeant, on peut travailler fort, mais ça doit se faire dans le respect. Ce n’est pas le genre de climat que je souhaite », a mentionné le premier ministre Legault en conférence de presse, mardi après-midi.

Alors qu’elle reste députée, la CAQ assure qu’un suivi sera effectué pour personnel de son bureau de comté. Elle quitte donc son poste de ministre déléguée au Développement économique régional, en plus de ses responsabilités ministérielles des régions de Chaudière-Appalaches et du Bas-Saint-Laurent.

Climat de travail « toxique »

Cette annonce survient alors qu’un autre membre de son entourage politique a quitté le navire la semaine dernière. Son attachée de presse a choisi vendredi de quitter pour un autre emploi, sans fournir plus de détails sur les motifs de sa décision.

En août 2020, un ex-employé de la ministre, Christian Picard, avait porté plainte pour harcèlement psychologique. Le dossier faisait également mention d’une plainte concernant son congédiement. Le Tribunal administratif du travail avait cependant confirmé le mois dernier qu’une entente était intervenue entre les deux parties pour mettre fin au litige.

En février 2020, plusieurs allégations avaient été formulées, dénonçant que le climat était toxique à son bureau. Quatorze employés avaient démissionné ou avaient été congédiés en quatorze mois.

En février dernier, Marie-Eve Proulx avait perdu ses responsabilités de ministre responsable de la région de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine. François Legault s’était défendu de lui retirer une partie de sa confiance.

Cette décision a eu l’effet d’une bombe chez les élus de la région, comme l’explique le maire de La Pocatière, Sylvain Hudon.

« La plus grosse perte ce matin c’est qu’on perd quand même une députée ministre qui couvrait le Bas-Saint-Laurent. Ça ce n’est pas évidemment non plus », explique-t-il.

Toutefois, les élus demeurent toutefois confiants pour la suite.

« Au moins, elle reste de députée. On a quelqu’un qui va être capable de traiter nos dossiers et des dossiers il y en avait beaucoup pour elle en étant ministre, mais il en reste quand même plusieurs aussi dans notre région » renchérit le maire.

« Nous c’est sûr qu’on va continuer de travailler avec elle pour faire avancer nos dossiers. Puis comme ministre, je dois dire qu’on avait une très bonne relation avec Mme Proulx » explique pour sa part le préfet de la MRC du Kamouraska, Yvon Soucy.

Appeler à commenter la décision de sa collègue caquiste, le député de Rivière-du-Loup-Témiscouata, Denis Tardif n’a pas voulu émettre de commentaires.

Avec les informations de Guillaume Cotnoir-Lacroix