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Les objets inutilisables donnés aux banques alimentaires coûtent cher

Publié le 13 novembre 2025 à 13:10, modifié le 13 novembre 2025 à 13:10

Par: Alex Delcourt

Si les dons sont bienvenus chez les banques alimentaires, deux organismes de la Péninsule acadienne reçoivent aussi plusieurs objets indésirables. Tous les ans, ils doivent dépenser des milliers de dollars pour se débarrasser d’objets qui ne sont pas réutilisables.

« Peut-être que comme ça, ils ne paraissent pas si pires, mais ce n’est plus bon. Les deux sont cassés. » – Monique Duclos, présidente de Secours-Amitié

La gestionnaire de la banque alimentaire Le Secours-Amitié souhaite sensibiliser la population. Elle dit recevoir toutes sortes d’objets qui ne sont pas réutilisables. Parfois, ce sont carrément des déchets. Ou pire encore, des articles dangereux.

« J’ai reçu une seringue. C’est sûr que le bouchon est dessus, mais ça reste que c’est une seringue. On en a déjà eu une que le bouchon n’était pas dessus et qu’une bénévole s’est piquée. Ce n’est pas plaisant. Elle a dû aller à l’hôpital pour faire vérifier tout ça. » – Monique Duclos, présidente de Secours-Amitié

Même son de cloches chez Ami Soleil, la banque alimentaire qui sert Caraquet, Rivière-du-Nord et les Hautes-Terres. Les deux gestionnaires ne veulent dissuader les gens de venir apporter des objets. Mais plutôt à se poser la question : est-ce que c’est réutilisable?

« On veut que ce soient des objets propres. On veut que ce soient des objets en bon état. On veut que ce soient des objets qui fonctionnent bien. On veut que ce soient des objets qui sont transportables en voiture. » – René Pinet, gestionnaire d’Ami Soleil

Car ces objets doivent être ensuite jeté à la poubelle. Et ça, ça coûte plusieurs milliers de dollars aux organismes.

« On a été rencontré les deux municipalités et puis on va avoir l’appui de Lamèque et Shippagan pour nous aider avec les frais de poubelles. » – Monique Duclos, présidente de Secours-Amitié

C’est une réalité bien différente pour Ami Soleil qui paie la facture. L’organisme espère que Caraquet, Rivière-du-Nord et les Hautes-Terres puissent aider financièrement. Elle qui remplit une dizaine de conteneurs de poubelles par année.

« On parle d’environ de 12 à 15 000 par année présentement. Remplace ça par 12 à 15 000 de nourriture. On pourrait nourrir plus de familles si on pouvait avoir de l’aide de ce côté-là. » – René Pinet, gestionnaire d’Ami Soleil