L’émergence du volleyball à Pohénégamook
Publié le 28 avril 2026 à 18:08, modifié le 28 avril 2026 à 18:08
Par: Nathanael Paul
À l’École secondaire du Transcontinental, le volleyball est en pleine croissance. En seulement trois ans, un simple groupe du midi s’est transformé en véritable programme structuré, porté par la passion d’un enseignant et l’enthousiasme grandissant des élèves.
Auparavant, les options sportives dans l’établissement se limitaient à la danse, l’athlétisme et le badminton. C’est alors que l’enseignant Joël Pelletier a décidé de proposer du volleyball sur l’heure du dîner. Rapidement, l’intérêt s’est fait sentir.
« Au début, je les taquinais un peu. Je leur disais : “Ce que vous faites, ce n’est pas du vrai volleyball… moi, j’en ai joué, du vrai!” Les filles m’ont pris au mot », raconte-t-il en souriant.
Cette discussion aura été le point de départ d’une belle aventure. Quelques semaines plus tard, la première équipe juvénile féminine des Ravageurs voyait le jour.
« Au départ, on était seulement cinq filles. Les débuts ont été difficiles, mais ça a évolué très vite », explique l’une des joueuses de l’équipe, Véronica Plourde.
Un pari audacieux pour les garçons
Si l’équipe féminine a rapidement été officialisée, le parcours a été plus complexe du côté masculin. Faute de budget — environ 6000 $ sont nécessaires pour la saison d’une équipe — seulement les filles avaient reçu le feu vert au départ.
Mais devant l’intérêt marqué des garçons, Joël Pelletier a décidé de foncer malgré tout. Il a organisé leur participation à un tournoi préparatoire à Matapédia… sans autorisation officielle, mais avec l’accord des parents.
« J’ai expliqué que j’avais un véhicule de huit places et que je pouvais transporter les jeunes. Les parents ont accepté », raconte-t-il.
Le pari s’est avéré gagnant. Les résultats obtenus lors du tournoi ont convaincu la direction.
« Quand j’ai montré les résultats, ils n’en revenaient pas. On m’a dit qu’on allait trouver le financement pour une équipe masculine », ajoute l’enseignant.
« On n’avait pas vraiment le droit d’être là… mais ça a marché. Aujourd’hui, on a notre équipe », souligne de son côté le joueur Noah Coulombe.
Bien plus que des victoires
Au-delà des performances sur le terrain, le programme de volleyball ouvre désormais des portes vers les niveaux supérieurs. Trois anciens Ravageurs évoluent aujourd’hui au collégial, une réussite qui témoigne de l’impact du projet.
Pour Joël Pelletier, l’objectif dépasse largement les résultats.
« Je veux surtout que les jeunes ne vivent pas ce que moi j’ai vécu. Je n’ai pas eu ce parcours-là au secondaire. Le but, ce n’est pas seulement de gagner, mais de leur donner un bagage pour continuer plus loin. »
« Il a fait quelque chose d’énorme pour nous. On ne pourra jamais le remercier assez », affirme Noah Coulombe.
Le programme continue de grandir. Depuis cette année, des élèves du primaire et de secondaire 1 participent aux entraînements. Une façon d’assurer la relève, même si l’école ne possède pas encore d’équipe de niveau benjamin.